Weinberg réalise sa première cession en 2014 avec Alliance Automotive
La période estivale ne signifie pas l’arrêt du marché des LBO de taille significative en Europe. Après les changements d’actionnariat de Bureau Van Dijk pour 1 à 1,5 milliard d’euros et de Voyage Care pour 375 millions de livres (473 millions d’euros) –sans évoquer les nombreux refinancements– Alliance Automotive Group va changer de mains. Weinberg Capital Partners a annoncé hier la cession du premier distributeur indépendant de pièces détachées automobiles en France et au Royaume-Uni au gestionnaire de fonds américain Blackstone.
La firme de private equity française cède à Blackstone sa participation d’environ deux tiers du capital d’Alliance Automotive, tandis que les dirigeants, qui ont créé l’entreprise en 1989, conservent leur part.
Si la valeur d’entreprise n’a pas été communiquée, elle atteindrait 440 millions d’euros, a appris L’Agefi. Blackstone –qui n’a pas souhaité donner davantage de détails que son communiqué– ne précise pas s’il va recourir à une dette d’acquisition. Mais la dette d’Alliance Automotive a été refinancée fin novembre 2013 à travers un placement privé obligataire de 185 millions d’euros: ce financement étant transportable, Blackstone a le temps pour lui.
C’est d’ailleurs au cours de l’arrangement du placement privé l’année dernière que Weinberg a sondé quelques fonds, avant de lancer un processus de vente restreint quelque temps plus tard –une opération organisée par Lazard. Propriétaire d’Alliance Automotive depuis 2006, le vendeur a accompagné la croissance de ce qui était au départ une PME de 540 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour en faire une ETI de 1,2 milliard sept ans plus tard, à travers 22 acquisitions. Leader en France et au Royaume-Uni, l’entreprise ambitionne désormais de se développer à l’international. L’ensemble des actionnaires a convenu de la nécessité de rechercher un investisseur de référence d’envergure internationale.
Fondé en 2005 par l’ancien président du directoire de PPR, Serge Weinberg, Weinberg Capital Partners investit de manière importante dans le secteur des services aux entreprises (BtoB). Il s’intéresse en priorité aux entreprises d’une valeur comprise entre 20 et 200 millions d’euros. En 2014, Weinberg a investi dans Best et a refinancé Ecotel Chomette Favor. Blackstone, qui par le passé a privilégié des sociétés de taille beaucoup plus importante, ne connait pas réellement de limite.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose