Face à la multiplication attendue des périodes de volatilité, les investisseurs obligataires devront faire preuve de flexibilité.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Neil Sutherland, Schroders
Les débats sur l’efficacité des politiques non conventionnelles des banques centrales seront disséqués et étudiés ad nauseam par les économistes et les universitaires pendant de longues années. Mais dix ans après la crise financière, une chose est sûre : l’impact sur les prix des actifs financiers semble avoir été plus marqué que sur l’économie réelle, comme le montre le graphique ci-dessous.
Les valorisations des obligations d’entreprise, investment grade et à haut rendement ont rarement été aussi élevées depuis la crise financière. Une des conséquences de cette divergence entre actifs financiers et économie réelle, qui découle des politiques monétaires menées, a surtout enrichi les ménages les plus aisés largement investis en actions et autres produits financiers. Cette situation explique en partie la montée du populisme et le sentiment anti-mondialisation qui se diffuse dans la sphère politique.
Point d’inflexion de la liquidité
Désormais, ce sont les leviers budgétaires qui commencent à être activés et les banques centrales américaine et européenne sont en passe de réduire progressivement leurs achats d’actifs. En outre, dans la majorité des pays développés, l’inflation semble avoir atteint un creux, réduisant la capacité des banques centrales à poursuivre leur politique accommodante.
Nous sommes convaincus que la liquidité a atteint un point d’inflexion. Les banques centrales ont réussi à éliminer la volatilité et à encourager les investisseurs à s’exposer à des actifs plus risqués, mais ce succès sera remis en cause lorsqu’elles interrompront progressivement leurs politiques accommodantes et nous prévoyons des périodes de volatilité accrue.
Alors que la liquidité diminue, les marchés restent très complaisants. Selon nous, le coût d’opportunité lié au fait de ne pas être investi de manière agressive dans le cadre de portefeuilles obligataires n’a pas été aussi faible depuis plusieurs années. La flexibilité et la diversification seront les maîtres-mots lors de périodes de volatilité.
Attendez-vous à l’imprévu, puisque c’est cela qui détermine l’évolution des marchés, et positionnez votre portefeuille de manière à ce qu’il soit liquide et opportuniste – afin d’être en mesure d’exploiter les dislocations de marché et d’investir lorsque les valorisations le justifient.
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran.
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Xi Jinping orchestre une nouvelle alliance stratégique réunissant une trentaine de pays pour contrer l’influence américaine dans l’IA au nom d’une coopération qui questionne le vrai pouvoir derrière cette technologie
INTERVIEW. Pr Olivier Mimoz, chef de pole des urgences du CHU de Poitiers a co-écrit un rapport remis au gouvernement sur l'état des services d'urgences