Unigestion multiplie les levées dans le capital-investissement

Le gérant, qui a bouclé un fonds secondaire, réalisera en juin un closing de son véhicule thématique. Deux fonds, global et Europe, devraient suivre
Virginie Deneuville

Unigestion affiche actuellement une activité soutenue en termes de levées de fonds dans le capital-investissement. La société de gestion suisse, qui gère un peu plus de 8 milliards d’euros dans le domaine des actions, des fonds de hedge funds, des fonds de fonds de private equity et de la gestion diversifiée, a annoncé mercredi le bouclage d’un fonds secondaire de deuxième génération, d’un montant de 190 millions d’euros (dont 63 millions auprès d’investisseurs français dans le cadre d’un FCPR allégé).

«Nous visons des transactions de petite taille, comprises entre 3 et 15 millions d’euros, nous permettant ainsi d’éviter les mécanismes d’enchères. Nos plus gros pourvoyeurs d’affaires sont les banques, qui ont généré 50% de nos opérations sur les dix-huit derniers mois», a indiqué Christian Dujardin, responsable du développement dans les activités capital investissement d’Unigestion.

«Notre objectif de rendement (TRI) pour ce fonds est de 25%», ajoute Gérard Pfauwadel, président d’Unigestion Asset Management France, précisant que le véhicule, qui a réalisé treize acquisitions, est d’ores et déjà engagé à hauteur de 50%. Dans le cadre de son premier fonds secondaire, lancé avant les années 2000, Unigestion avait levé 82 millions d’euros.

Unigestion réalisera par ailleurs, courant juin, le premier bouclage d’un fonds thématique dédié aux secteurs de l’environnement, dans le cadre d’une approche ISR (investissement socialement responsable). Ce closing devrait atteindre entre 60 et 70 millions d’euros, pour un objectif final de l’ordre de 100-150 millions d’euros dans douze à dix-huit mois. En intégrant ce premier closing, les encours d’Unigestion dans le capital-investissement s’élève à 1,5 milliard d’euros.

La société dispose également d’une gamme de fonds de fonds généralistes mondiaux, avec une poche européenne. Le dernier en date, levé en 2007 pour 181 millions d’euros, est intégralement engagé, quelque 60% des capitaux étant appelés. Une nouvelle génération de fonds devrait ainsi prochainement voir le jour.

«Nous réfléchissons à séparer nos approches mondiale et européenne et pensons à lever deux véhicules distincts. Le fonds européen pourrait être décliné sous une forme FCPR dédiée aux LBO midmarket en Europe, hors France», indique Christian Dujardin, expliquant que les institutionnels préfèrent investir en direct sur leur marché domestique.

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