TPG ouvre son capital sur le modèle de ses rivaux en attendant une IPO
TPG Capital se serait engagée sur la longue voie menant à une introduction en Bourse, suivant en cela l’exemple de ses rivaux Blackstone, KKR et Apollo Global Management. La société de private equity texane, dont le montant des actifs sous gestion approche 50 milliards de dollars, aurait plus précisément choisi de préparer le terrain en ouvrant dans un premier temps son capital, selon des sources concordantes citant une récente lettre aux investisseurs des fonds TPG.
Ce courrier évoque, selon le Wall Street Journal, une «participation minoritaire passive» sans identifier les acheteurs. Ces derniers seraient deux fonds souverains de Singapour (GIC, Government of Singapore Investment Corp) et du Koweït (KIA, Kuwait Investment Authority). Ces deux investisseurs auraient acquis au total 4,5% du capital de TPG dans le cadre d’une transaction valorisant la société entre 10 et 11 milliards de dollars. Le Financial Times de son côté évoque un groupe d’investisseurs dirigé par GIC et KIA.
La valorisation pressentie de TPG place la société au niveau de KKR, et devant les 7 milliards de dollars obtenus par Apollo à l’occasion de son IPO la semaine dernière. Mais loin derrière les 20 milliards de capitalisation de Blackstone, qui a été un précurseur au sein du secteur en s’introduisant en Bourse en 2007 et dont le fonds souverain China Investment Corp détient 10%.
Une première ouverture du capital à des fonds souverains présente davantage de souplesse et de confidentialité pour les sociétés de private equity par rapport à une cotation publique, bien plus exigeante en termes de transparence des performances financières. TPG hésiterait également à diversifier ses activités, dans la gestion d’actifs par exemple, comme le demandent des investisseurs boursiers soucieux d’acheter une base solide de revenus. Le chemin de l’investissement privé offre en outre aux sociétés de private equity un précieux partenariat de fait avec des investisseurs influents aux quatre coins du monde, et particulièrement au sein des marchés émergents, en l’occurrence au Moyen-Orient et en Asie pour TPG.
La société de capital-investissement texane pourrait bien toutefois franchir dans un deuxième temps les portes de la Bourse. A l’image de Carlyle, qui a accueilli un fonds souverain d’Abou Dhabi à son capital en 2007 et fait part de son souhait de réaliser une IPO d’ici au début 2012.
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