TotalEnergies se retire du marché birman
L’énergéticien français TotalEnergies a annoncé vendredi son retrait de Birmanie, faute d’avoir pu limiter les flux financiers perçus par la société pétrolière nationale MOGE. «En dépit des actions entreprises, TotalEnergies n’a pas été en mesure de satisfaire les attentes de nombreuses parties prenantes (actionnaires, organisations de la société civile internationale ou birmane), qui demandent de mettre fin aux revenus dont bénéficie l’Etat du Myanmar via la société d’Etat MOGE au titre de la production du champ de Yadana», a indiqué le groupe dans un communiqué.
«Ceci est en réalité matériellement impossible pour TotalEnergies, car l’essentiel des paiements liés à la vente du gaz sont effectués directement par la société thaïlandaise PTT, acheteur du gaz à l’export», a-t-il poursuivi.
Délai de 6 mois
Compte tenu de la dégradation du contexte politiquedans ce pays, TotalEnergies a donc initié le processus de retrait prévu aux contrats du champ de Yadana et de la société de transport MGTC en Birmanie, à la fois en tant qu’opérateur et en tant qu’actionnaire, sans aucune contrepartie financière. Ce retrait sera effectif «au plus tard à l’issue du délai de préavis de six mois prévu au contrat».
Les intérêts du groupe français seront répartis entre les partenaires actuels, sauf refus de leur part, tandis que le rôle d’opérateur sera repris par l’un d’entre eux.
L’action TotalEnergies cédait 1,2% à 50,09 euros en fin de matinée après cette annonce.
Plus d'articles du même thème
-
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès. -
Le G7 va libérer 100 millions de barils de produits pétroliers, les prix reculent
Le groupe de pays va piocher immédiatement dans ses réserves de brut et de diesel. Le cours du Brent retombe vers 100 dollars le baril. -
Investir au Brésil, la promesse exigeante d'une économie à fort potentiel
Le pays a connu un important développement durant la dernière décennie, avec des entreprises solides issues de secteurs diversifiés. Pour les investisseurs, les opportunités ne manquent pas à condition d’étudier sérieusement les trajectoires de croissance.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
Contenu de nos partenaires
-
EditorialLa souveraineté, comme un cabri
Jeannette zu Fürstenberg, présidente de General Catalyst, cite le Général à propos de ce qu'elle préfère appeler l'autonomie stratégique : « Je ne suis pas anti-américain, je suis simplement anti-dépendance » -
Entre deux chaisesLes souverainistes de retour à la tête d'un Québec plus anti-indépendance que jamais
Les souverainistes du Parti québécois ont remporté les élections législatives dans la province lundi. Ils promettent un référendum pour se séparer du Canada, au moment où l'indépendance n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages -
Budget : en quête de crédibilité, Marine Le Pen ne renonce pas à la radicalité
140 milliards d’euros d’économies, une règle d’or, des marchés à rassurer : le RN promet une mue gestionnaire en vue de 2027. Mais derrière la peinture budgétaire, les marqueurs radicaux demeurent, sur fond d’affaire Bardella qui hante encore le parti