Theresa May reporte le vote sur le Brexit
Theresa May, chef du gouvernement de Grande-Bretagne, a annoncé le report du vote sur l’accord signé fin novembre avec l’Union européenne sur Brexit. Ce vote qui devait avoir lieu mardi au Parlement, divise les élus britanniques, menaçant de déstabiliser Theresa May.
S’exprimant devant les parlementaires ce lundi après midi, le premier ministre a également annoncé que les préparatifs en vue d’un Brexit sans accord seront accélérés.
Une quinzaine de minutes après l’annonce, la livre sterling a accusé le coup, perdant 0,63% à 1,2645 dollar après avoir touché 1,2606. L’euro a atteint un plus haut depuis 3 mois contre la livre à 90,47 pence après avoir atteint 90,22. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat britanniques à dix ans chute de près de neuf points de base, à un plus bas de cinq mois.
Une des pommes de discorde porte notamment sur la clause dite de sauvegarde (Backstop). Elle vise à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Selon ses détracteurs, le possible maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière, si aucune autre solution n’est trouvée d’ici à la fin de la période de transition post-Brexit, ouvre la voie à un démantèlement du Royaume-Uni.
Particulièrement fragilisée depuis la signature de l’accord, Theresa May a vu se former depuis de dangereux rapprochements entre pro et anti Brexit ces dernières semaines. Selon un journaliste politique du Telegraph, Theresa May aurait dit à ses ministres qu’elle va se rendre à Bruxelles pour discuter les termes de cette clause, voire obtenir une «garantie juridiquement contraignante» que cette clause sur la frontière irlandaise ne s’appliquera pas indéfiniment.
Lundi matin, un porte parole de la Commission européenne a rappelé l’avertissement de Jean-Claude Juncker pour qui l’accord obtenu de haute lutte avec le Royaume-Uni ne pourrait pas être renégocié.
De son côté la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé lundi que le Royaume-Uni avait le droit de revenir unilatéralement sur sa décision de quitter l’UE, cela sans même consulter les autres pays membres.
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