SG CIB va externaliser une partie de ses back-offices chez Accenture
Economies: c’est le maître mot dans les banques de financement et d’investissement (BFI) confrontées à une baisse de leur rentabilité et à des réglementations plus contraignantes. La Société Générale, qui a mené fin 2011 et début 2012 un plan de suppression de 1.580 postes dans sa BFI, continue ses efforts. Elle travaille depuis plusieurs mois à un projet de sous-traitance partielle de son back-office, a appris L’Agefi de sources internes.
Baptisé Mikado, ce projet consiste à transférer au cabinet Accenture les activités de back-office titres - le traitement comptable, pour l’essentiel - aujourd’hui assurées au sein de SG CIB, la BFI du groupe. Trois directions sont concernées: les affaires financières et comptables, les opérations, et les technologies de l’information. Environ 400 postes, dont la moitié à Paris, seraient transférés. La banque voudrait concrétiser le projet en juillet 2013.
La Société Générale espère rentabiliser le projet à un horizon de trois ans. Selon des projections communiquées aux syndicats et relayées par la CGT, le cumul des économies visées oscillerait dans une fourchette large de 90 à 160 millions d’euros.
Accenture Investment Processing Services, une nouvelle filiale du cabinet de conseil, sera chargée de porter l’activité. La structure, basée à Maisons-Laffitte dans les Yvelines, a été immatriculée en juillet 2012. «Accenture reprend les savoir-faire de la Société Générale grâce à un transfert pur et simple du personnel, pour développer son propre produit. Rien ne les empêchera ensuite de localiser l’activité à Bangalore dans deux ou trois ans», craint un responsable syndical de la Société Générale.
Interrogé par L’Agefi, le groupe confirme qu’il «étudie avec un partenaire externe le projet de création du premier acteur européen indépendant de back-office titres et traitement comptable associé pour les banques d’investissement». La plate-forme, «pionnière en Europe, aurait vocation à proposer ses services» à d’autres banques, poursuit SG CIB. Ce dernier aurait déjà recours à des solutions de ce type aux Etats-Unis.
SG CIB pourrait connaître d’autres réorganisations dans les mois qui viennent. Des réflexions seraient en cours pour le back-office de certaines activités de financement. Les cinq principales organisations syndicales de la Société Générale ont par ailleurs lancé hier un appel à une grève nationale le 8 janvier.
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