RBS taille à son tour dans les effectifs de sa banque d’investissement
A l’image de nombre de ses concurrentes européennes, Royal Bank of Scotland (RBS) réduit la voilure dans ses activités de banque d’investissement. La banque, détenue à 83% par l’Etat, a annoncé la suppression au sein du pôle de 3.500 postes, répartis entre le Royaume-Uni et l’étranger, sur les trois prochaines années ainsi que la réorganisation des activités en deux entités baptisées «marché» et «banque internationale».
RBS prévoit de vendre ou cesser ses activités non rentables, telles que le conseil en fusion-acquisition, le primaire actions et le cash actions, et a indiqué être en discussions avec un certain nombre d’acquéreurs potentiels. La banque entend se recentrer sur les activités liées aux taux et devises, sur le financement de dettes et sur les activités de gestion du risque, qui seront regroupés dans l’entité marché. Les activités de financement aux entreprises seront regroupées avec les activités internationales de flux (global transaction services) au sein de la «banque internationale».
Les 3.500 suppressions de postes font suite à 2.000 autres au cours du deuxième semestre 2011 dans les activités de banque d’investissement, a ajouté le groupe. A fin 2010, RBS comptait 18.700 postes dans ces activités, sur un effectif global de 148.500, représentant dès lors une réduction de près de 30% des postes dans la banque d’investissement à horizon fin 2014.
RBS a également annoncé 950 suppressions d’emplois dans ses activités en Irlande. En incluant d’autres activités, telles que le prêt aux entreprises, ces réductions supplémentaires devraient toucher 1.300 postes, selon une source proche du dossier citée par Bloomberg.
Dans le sillage de cette réorganisation, la banque britannique prévoit de réduire le bilan de ses activités d’investissement, qui s’établissait à 420 milliards de livres (502 milliards d’euros) à fin juin 2011, à 300 milliards de livres d’ici trois ans. «Les actifs pondérés du risque et équivalents, après les modifications liées à Bâle 3, devraient être inférieurs à 150 milliards de livres à l’issue des trois ans, contre 225 milliards précédemment annoncés», a indiqué RBS. L’objectif est de dégager une rentabilité supérieure aux 12% de coût du capital du groupe.
Si plusieurs analystes saluent les mesures prises par RBS, Credit Suisse estime qu’une restructuration plus conséquente sera «nécessaire dans cet environnement afin de réduire les futurs besoins capitalistiques».
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