Permira confirme l’engouement des investisseurs pour le private equity
A mesure que les investisseurs confirment leur intérêt dans la classe d’actifs du private equity, pourvoyeur de rendements potentiellement généreux en cette période de taux d’intérêt faibles, les levées de fonds importantes se succèdent. La société de gestion britannique Permira vient d’annoncer la clôture de la collecte de Permira V à 5,3 milliards d’euros.
Il s’agit d’un véhicule à vocation mondiale et plutôt généraliste, puisqu’il pourra investir dans les secteurs de la consommation, des services financiers, de la santé, de l’industrie et des TMT. Il souhaite privilégier les opérations exclusives, pour éviter autant que possible de participer à des procédures d’appels d’offres – susceptibles de faire flamber les prix dans un marché que d’aucuns jugent déjà élevé en terme de valorisation. Signe que l’éclatement de la bulle financière a calmé les ardeurs les plus fortes, Permira V est deux fois moins important que le précédent, levé en 2006: à 11,1 milliards d’euros, ce dernier était l’un des méga fonds collectés au cours de la bulle financière de 2003-2007.
Plusieurs véhicules frisaient alors les 20 milliards de dollars. Sa valeur a progressé de 30% en 2013 et sa valeur nette représente 1,5 fois son montant original. A fin juin, la société de gestion indique que Permira IV devrait avoir retourné plus des trois quarts des capitaux engagés par les investisseurs.
Ceux-ci sont dans l’ensemble restés fidèles puisque 72% des capitaux proviennent des investisseurs du fonds précédent. Par zone, 40% des 5,3 milliards d’euros proviennent d’entités nord-américaines, 30% d’Europe et 25% d’Asie.
Comme de coutume dans le private equity, Permira n’a pas attendu la fin de la levée pour commencer à investir: 27% du fonds ont déjà été consacrés à six acquisitions (Dr. Martens, BestInvest, Atrium Innovations, LegalZoom, CABB et TeamViewer).
Malgré son montant confortable, Permira V n’arrive qu’en troisième position des levées cette année, derrière le sixième fonds européen de CVC Capital Partners (à 10,5 milliards d’euros) et le monstre Apollo Investment Fund VIII, qui s’approche des records des années de bulle avec 18,4 milliards de dollars collectés (13,6 milliards d’euros). L’exercice 2013 avait déjà permis à Carlyle de lever 13 milliards et Silver Lake 10,3 milliards de dollars.
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