OVHcloud débute sa vie boursière. L’action du groupe français d’informatique dématérialisée (cloud computing) a ouvert en hausse d’un peu plus de 2%, à 18,89 euros. Le prix de son entrée en Bourse avait été fixé jeudi soir à 18,5 euros, en bas de la fourchette indicative proposée aux investisseurs. Le cours est ensuite passé sous son prix de mise en Bourse, avant de repartir à la hausse.
A la mi-journée, il gagnait 8,10% à 19,99 euros. A ce niveau, OVHcloud capitalise un peu plus de 3,7 milliards d’euros.
Le groupe a levé 350 millions d’euros à l’occasion de cette introduction en Bourse destinée à financer son plan de croissance. Il s’agit de la plus grosse introduction en Bourse de l’année sur Euronext Paris.
Les fonds KKR, TowerBrook Capital Partners, ainsi que des membres de la famille Klaba et certains dirigeants, salariés et anciens salariés de la société ont cédé pour 50 millions d’euros de titres dans le cadre de l’entrée en Bourse. Ce montant pourra être porté à environ 110 millions d’euros au maximum, en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation.
Après cette IPO, la famille Klaba détient 69,6% du capital et des droits de vote, Spiral Holdings BV (liée à Towerbrook Capital Partners) 8,4%, Spiral Holdings SCA (liée à KKR) 8,4%, les salariés et administrateurs actuels ou anciens du groupe 2,1%, ce qui ne laisse que 11,5% de capital flottant.
L’entrée en Bourse d’OVHcloud a valeur de test pour la place parisienne alors que plusieurs grandes introductions à Paris ont été fraîchement accueillies par les investisseurs. Le groupe de cybersécurité Exclusive Networks a chuté de 5%, le mois dernier lors de ses premiers pas sur la cote, tandis que l'éditeur et distributeur de musique Believe s'était effondré de 17,7% en juin.
SpaceX a déposé mercredi 20 mai son prospectus de cotation auprès du régulateur américain. Celui d'OpenAI est imminent, en attendant le projet d'Anthropic. Ces trois entreprises devront susciter l’intérêt des investisseurs avec des opérations presque simultanées, pour peu que l'engouement ne retombe pas.
Le géant du spatial et de l’intelligence artificielle a engagé plus de 20 banques pour l’aider à vendre les milliards de dollars d’actions qui devraient être proposés lors de son introduction en Bourse hors norme.
Souscrire une action SpaceX se résumera à acheter le génie supposé du capitaine Musk, en fermant les yeux sur une gouvernance totalement déséquilibrée et des multiples de prix exorbitants.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Bertrand de Taisne : « Partout où la croissance passe par des contrats structurants, la vente complexe n’est pas un avantage compétitif parmi d’autres. C’est ce qui conditionne la prévisibilité du chiffre d’affaires, la qualité des marges et la capacité de l’entreprise à ne pas être otage de deux ou trois personnes. Ces enjeux étaient déjà là avant l’IA. Elle les rend urgents »
La personnalisation des tensions internationales atteint un point culminant. On parle moins « d’ennemis héréditaires », de conflits entre peuples ou entre intérêts nationaux, que de l’agenda personnel, du profil psychologique ou de la santé mentale de tel dirigeant