Nyse Euronext et Deutsche Börse revoient à la hausse les synergies de coûts
L’assemblée générale annuelle de Nyse Euronext qui s’est tenue hier a été l’occasion pour l’opérateur boursier d’affûter son argumentaire en faveur de son projet de fusion avec Deutsche Börse. Et sur le thème de la création de valeur, son directeur général, Duncan Niederauer a annoncé le relèvement les synergies de coûts, de 300 millions d’euros estimés le 15 février, à 400 millions (583 millions de dollars). Celles présentées dans la contre-offre de Nasdaq et d’ICE avaient été annoncées le 1er avril à 610 millions et 200 millions de dollars respectivement.
Le duo franco-allemand compte dégager 130 millions d’euros de synergies technologiques, contre 79 millions annoncés en février. Celles venant de l’infrastructure de compensation et de trading commune ont été identifiées à hauteur de 41 millions. Celles issues des fonctions corporate ont été relevées de 56 à 86 millions. La mise en place d’un hub des opérations de marché en Europe centrale pour le cash, les dérivés et la compensation créerait 15 millions de valeur, portant à 113 millions d’euros les synergies d’opérations de marché. Côté clearing, le montant est passé de 67 à 71 millions.
Le directeur général a ajouté que la solidité des bilans et la capacité à générer des cash flow des deux groupes permettait de maintenir une politique de distribution de dividendes avantageuse, estimant les dividendes 2011 combinés à 885 millions de dollars et un potentiel de versement en 2012 de plus de 1 milliard avec le même rendement. Selon lui, la flexibilité disponible pour ajouter de la valeur aux actionnaires peut aller jusqu’à 2,8 milliards de dollars fin 2012, le ratio dette sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) étant extensible de 1 fois à 1,3 fois. La hausse de 26% et 36% du bénéfice net trimestriel des partenaires parle en leur faveur.
Bien qu’ils aient réélus hier les seize directeurs membres du conseil pour un an, les actionnaires ont approuvé la proposition -rejetée par le conseil- de donner le droit aux actionnaires détenant 10% du capital de Nyse Euronext d’appeler une AGE et celle de permettre une action d’actionnaires par consentement écrit. L’AGE destinée au vote de la fusion -le 7 juillet prochain- pourrait-elle être avancée ? Rien n’est moins sûr. Et hier, des petits porteurs ont reproché aux dirigeants de Nyse Euronext leur refus d’engager toute discussion avec le Nasdaq et l’ICE, dont l’offre est pourtant d’environ 20% supérieure.
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