Natixis sur de bons rails en vue de son redressement

Les activités de marché et la gestion affichent de solides performances commerciales, et le coût du risque est nul
Antoine Landrot
Photo: PHB/Agefi
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Après avoir donné tant de peine à sa maison-mère BPCE pendant la crise, Natixis est en bonne voie de rémission. Son produit net bancaire (PNB) a progressé de 11% au premier trimestre 2011 (à 472 millions d’euros), une croissance bonifiée dans le résultat avant impôt (+18% à 146 millions) grâce à un coût du risque réduit à néant (contre un million début 2010).

La quasi-disparition des provisions a un effet particulièrement positif pour le pôle Banque de financement et d’investissement (BFI), dont le résultat imposable progresse de 36% (à 383 milliards d’euros). Alors que la concurrence a connu des fortunes diverses dans le trading, le PNB des activités de marché de Natixis croît de 12% (à 447 millions). Ils ont été portés par les dérivés action et le bond spectaculaire du trading pour compte de tiers (+84%). Les revenus issus des produits de taux, change et matières premières sont également bien orientés (+7% par rapport au premier trimestre 2010 et +88% par rapport au quatrième, à 307 millions d’euros).

La gestion d’actifs (logés dans le pôle épargne) est l’autre moteur de la croissance de Natixis. Son PNB a progressé de 13%, à 365 millions d’euros, malgré des encours stables (+1% à 530 milliards) et «la réorientation de l’épargne vers les produits bilanciels», souligne Laurent Mignon, le directeur général de Natixis. La décollecte sur le monétaire a été compensée par une performance commerciale soutenue outre-Atlantique. La collecte nette atteint 5,1 milliards, propulsant les encours à un niveau record de 304 milliards de dollars. Au total, la gestion a collecté 100 millions d’euros nets.

Appuyé par les activités d’assurance (+8% à 71 millions) et de banque privée (+14% à 25 millions), le PNB du pôle épargne progresse de 11% (à 472 millions). Là encore, l’absence de provision soutien le résultat avant impôt (+18% à 146 millions).

La GAPC, qui regroupe les actifs à risque gérés en extinction, a poursuivi son programme: la valeur nette des portefeuilles garantis a baissé de 28% à 22 milliards d’euros, sans affecter fortement le résultat net du groupe (-18 millions).

Malgré un premier trimestre supérieur aux attentes, Laurent Mignon reste prudent et confirme les objectifs de Natixis pour 2012 (6,7 milliards de revenus et ROE supérieur à 12%). Le coût du risque ayant atteint un point bas, il faut cependant s’attendre à ce qu’il augmente légèrement au cours de l’exercice 2011.

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