Natixis sur de bons rails en vue de son redressement
Après avoir donné tant de peine à sa maison-mère BPCE pendant la crise, Natixis est en bonne voie de rémission. Son produit net bancaire (PNB) a progressé de 11% au premier trimestre 2011 (à 472 millions d’euros), une croissance bonifiée dans le résultat avant impôt (+18% à 146 millions) grâce à un coût du risque réduit à néant (contre un million début 2010).
La quasi-disparition des provisions a un effet particulièrement positif pour le pôle Banque de financement et d’investissement (BFI), dont le résultat imposable progresse de 36% (à 383 milliards d’euros). Alors que la concurrence a connu des fortunes diverses dans le trading, le PNB des activités de marché de Natixis croît de 12% (à 447 millions). Ils ont été portés par les dérivés action et le bond spectaculaire du trading pour compte de tiers (+84%). Les revenus issus des produits de taux, change et matières premières sont également bien orientés (+7% par rapport au premier trimestre 2010 et +88% par rapport au quatrième, à 307 millions d’euros).
La gestion d’actifs (logés dans le pôle épargne) est l’autre moteur de la croissance de Natixis. Son PNB a progressé de 13%, à 365 millions d’euros, malgré des encours stables (+1% à 530 milliards) et «la réorientation de l’épargne vers les produits bilanciels», souligne Laurent Mignon, le directeur général de Natixis. La décollecte sur le monétaire a été compensée par une performance commerciale soutenue outre-Atlantique. La collecte nette atteint 5,1 milliards, propulsant les encours à un niveau record de 304 milliards de dollars. Au total, la gestion a collecté 100 millions d’euros nets.
Appuyé par les activités d’assurance (+8% à 71 millions) et de banque privée (+14% à 25 millions), le PNB du pôle épargne progresse de 11% (à 472 millions). Là encore, l’absence de provision soutien le résultat avant impôt (+18% à 146 millions).
La GAPC, qui regroupe les actifs à risque gérés en extinction, a poursuivi son programme: la valeur nette des portefeuilles garantis a baissé de 28% à 22 milliards d’euros, sans affecter fortement le résultat net du groupe (-18 millions).
Malgré un premier trimestre supérieur aux attentes, Laurent Mignon reste prudent et confirme les objectifs de Natixis pour 2012 (6,7 milliards de revenus et ROE supérieur à 12%). Le coût du risque ayant atteint un point bas, il faut cependant s’attendre à ce qu’il augmente légèrement au cours de l’exercice 2011.
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