Lourde chute des commissions sur fusions-acquisitions
Avec des volumes de fusions-acquisitions (F&A) en recul de 33 % au premier trimestre (444,4 milliards de dollars), une baisse des commissions encaissées par les banques conseil était prévisible. Elle a bien eu lieu et a même amplifié le mouvement selon Thomson Reuters. A 3,1 milliards de dollars, les « fees » perçus ont chuté de 68 % en un an (voir graphe). Sur ce total, Europe et Etats-Unis représentent à peu près le même poids (1,3 milliard) et accusent chacun des replis voisins de 70 %.
Au palmarès, Goldman Sachs conserve la tête du classement au niveau mondial (198,6 millions) et en Europe (88 millions). En revanche outre-Atlantique, l’établissement américain avec 116,8 millions cède sa couronne à Morgan Stanley (126,8 millions).
Sur un plan sectoriel, si la finance représente 26 % des transactions au niveau mondial et 27 % des « fees », la santé pèse quant à elle 27 % des transactions (120 milliards) mais seulement 6 % des commissions (183 millions). Cela peut s’expliquer par un phénomène de décalage car les volumes de transactions portent sur les opérations annoncées tandis que les « fees » recensés sont ceux qui ont été encaissés. Beaucoup de commissions issues de la santé seront donc comptabilisées ultérieurement au fur et à mesure des finalisations des transactions.
Les fusions-acquisitions ne sont pas les seules à subir les effets de la crise. Selon Thomson Reuters, l’ensemble des commissions perçues par la BFI a également chuté : de 50 % à 10,1 milliards de dollars. Un segment a toutefois offert un peu de résistance pour compenser la baisse des F&A : sur les émissions de dette corporate, les « fees » ont progressé de 7 % à 4,1 milliards.
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