L’Opep s’accorde pour faire remonter les prix du pétrole
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Les pays de l’Opep et non-Opep se sont accordés aujourd’hui à Vienne pour réduire la production de pétrole à hauteur de 1,2 million de barils/jour (bpj), à partir de 2019. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole sont convenus d’une réduction de 800.000 bpj, tandis que les pays ne participant pas au cartel contribueront à hauteur de 400.000 bpj à partir de janvier, et pour six mois. Le communiqué a été publié vendredi dans l’après-midi.
Le prix du Brent de Mer du Nord a gagné autour de 5% à plus de 63 dollars le baril, sur la nouvelle. La réduction combinée de 1,2 million de bpj dépasse en effet les anticipations du marché qui tournaient autour d’un million de bpj. Le WTI américain prenait de son côté 4,4% à 53,7 dollars le baril.
L’Arabie saoudite, leader de facto de l’Opep, était pourtant soumise à de fortes pressions de la part de Donald Trump. Le président américain lui demandait de donner un coup de pouce à l'économie mondiale en s’abstenant de réduire l’offre. Le ministre de l’Energie russe Alexandre Novak a salué la capacité de son homologue saoudien Khalid al-Falih à «trouver une solution pour la plus difficile des situations», laissant entendre que Moscou était partie prenante à l’accord.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
Les cours du brut ont enregistré une troisième journée de hausse alors que Donald Trump n’a pas prolongé l’accord intermédiaire signé en juin avec l’Iran qui est passé à une posture militaire défensive. Les risques de pénurie refont surface malgré la recherche de routes alternatives au détroit d’Ormuz.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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