Londres veut dénoncer les accords du Brexit sur l’Irlande du Nord
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Fabrice Anselmi
drapeau du Royaume-Uni
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Crédit European Union
Le Royaume-Uni pourrait ce lundi menacer de s’exonérer de certaines modalités de l’accord encadrant, depuis le Brexit, le commerce avec l’Irlande du Nord, selon une dépêche de Reuters. David Frost, le ministre en charge du Brexit, profitera du discours qu’il doit prononcer au congrès annuel du Parti conservateur britannique à Manchester, dans le nord de l’Angleterre, pour appeler l’Union européenne (UE) à négocier une solution amiable aux problèmes posés par l’accord, selon un communiqué du parti. «Il va avertir qu’un ‘rafistolage’ ne résoudra pas les problèmes de fond du protocole», précise le communiqué.
Le gouvernement de Boris Johnson pourrait donc, dans les prochaines semaines, déclencher l’article 16 de l’accord du Brexit. Cet article permet à chacune des deux parties de prendre des mesures unilatérales si elle considère que le protocole a de graves conséquences. Selon des extraits de son discours, David Frost va déclarer lundi que le seuil justifiant l’invocation de cet article a été atteint.
Problème récurrent
Le gouvernement de Boris Johnson appelle depuis plusieurs mois l’Union européenne à renégocier les modalités du protocole nord-irlandais, qui encadre les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et la province britannique d’Irlande du Nord, frontalière de la République d’Irlande, elle-même membre de l’UE. L’UE a refusé toute nouvelle négociation.
Le protocole, qui fait partie de l’accord encadrant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a créé une frontière douanière de fait entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord afin de préserver la libre circulation des marchandises entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Depuis le Brexit, Londres a déjà gelé de manière unilatérale l’application de certains éléments du protocole nord-irlandais contenu dans l’accord de Brexit, notamment l’instauration de certains contrôles douaniers sur des marchandises expédiées de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord, en raison des perturbations provoquées dans l’approvisionnement de la province, en particulier en viande.
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