L’inflation américaine confirme son atterrissage vers 2%
L’indice PCE aux Etats-Unis, qui mesure les prix liés aux dépenses de consommation des ménages et qui est attentivement surveillé par la Réserve fédérale (Fed), a ralenti en septembre, conformément aux attentes.
Selon les données publiées jeudi par le département du Commerce, l’indice PCE a crû en septembre de 2,1% sur un an, après une hausse de 2,3% en août, en données révisées. Il a progressé de 0,2% sur un mois, après une hausse de 0,1% le mois précédent.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de l’indice PCE de 2,1% sur un an et de 0,2% sur un mois pour septembre.
L’indice PCE de base, soit hors alimentation et énergie, a progressé en septembre de 2,7% sur un an, comme en août, et de 0,3% sur un mois, après une hausse de 0,2% sur un mois en août, en données révisées. L’inflation de base était attendue à 2,6% sur un an et 0,3% sur un mois en septembre.
Par ailleurs, les dépenses des ménages aux Etats-Unis ont augmenté en septembre de 0,5% sur un mois, après une progression de 0,3% en août, en données révisées. Leurs revenus ont crû de 0,3%, après une hausse de 0,2% le mois précédent.
A lire aussi : La croissance américaine a ralenti à 2,8% au troisième trimestre
Vers une baisse de taux début novembre
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient pour septembre sur une hausse de 0,4% des dépenses et de 0,3% des revenus des ménages américains.
"À ce stade, seule une surprise majeure en matière d’inflation pourrait empêcher la Fed d’opter pour un assouplissement», a réagi Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN Amro Investment Solutions, après la publication de ces chiffres. «Dans l’ensemble, les dernières données laissent présager une baisse d’un quart de pourcentage lors de la réunion de novembre, suivie d’une autre en décembre. Le discours de la Fed sera très probablement nuancé en raison de la persistance de l’inflation de base», a-t-il ajouté.
Selon l’outil FedWatch de CME Group, la probabilité de voir la banque centrale américaine réduire ses taux de 25 points de base (pb) le 7 novembre s'élève désormais à 96%, contre 95,2% la veille. Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à 10 ans avançait toutefois de 4 pb jeudi après-midi, à 4,31%.
Plus d'articles du même thème
-
Kevin Warsh propose une Fed «moins communicante»
Les acteurs du secteur financier peuvent y voir une évolution potentiellement positive si cela permet de réagir plus vite et mieux aux données. On peut cependant encore douter que le banquier central nommé par le président Donald Trump soit celui qui cherche ainsi à dépolitiser la Fed. -
Alan Greenspan est décédé à l'âge de 100 ans
Président de la Réserve fédérale américaine d'août 1987 à janvier 2006, il avait dénoncé "l'exubérance irrationnelle" des marchés et géré l'explosion de la bulle Internet. Tout en se voyant reprocher par la suite d'avoir alimenté, par ses choix de politique monétaire, les conditions de la crise financière de 2007-2009. -
Les gouverneurs de la BCE s’inquiètent des effets de «second tour» de l'inflation
A l’image du chef économiste Philip Lane, les dirigeants de la banque centrale ont cherché à justifier à la fois la première hausse de taux de juin et la deuxième attendue assez rapidement par les marchés.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- L'espoir de paix au Moyen-Orient donne un élan mesuré aux actions européennes
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
AdaptationClimatisation : la grande bascule des politiques
Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique n’existe plus. Il se déplace sur l’adaptation. En se cristallisant sur la seule question de la clim, devenue très politique -
Commerce internationalLe commerce maritime international en mode agile
De la mer Rouge au détroit d'Ormuz, les crises géopolitiques rebattent les cartes du transport maritime. Armateurs, assureurs et transitaires s'organisent désormais pour naviguer dans un monde où l'incertitude est devenue la norme. A l'occasion du Rendez-vous ParisMAT qui se tient aujourd'hui et demain à Paris, petit tour d'horizon de ce nouveau quotidien -
EXCLUSIFDominique de Villepin : « Il faudra revenir à une taxe carbone »
Retour de l’ISF, taxe carbone, fonds souverain de 100 milliards… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac dévoile en exclusivité les grandes lignes de son programme économique pour l’élection présidentielle de 2027