L’inflation américaine atteint un nouveau sommet en juin
L’inflation aux Etats-Unis s’est encore accentuée en juin et a dépassé les prévisions, a annoncé mercredi le département du Travail.
Les prix à la consommation ont augmenté de 9,1% sur un an en juin, dépassant les prévisions des économistes interrogés par le Wall Street Journal, qui tablaient sur un taux d’inflation de 8,8%.
Sur un mois, les prix à la consommation ont crû de 1,3% en juin, en données corrigées des variations saisonnières. Les économistes s’attendaient à une progression de 1,1%.
+11% pour l’essence
L’indice de base, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, s’est inscrit en hausse de 5,9% sur un an et de 0,7% sur un mois. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une augmentation de l’indice de base de 5,7% sur un an et de 0,5% sur un mois.
Les prix de l'énergie ont progressé de 7,5% sur un mois en juin et ont représenté près de la moitié de la hausse globale des prix, a indiqué le département du Travail. Les seuls prix de l’essence ont crû de 11,2% sur un mois, tandis que ceux de l’alimentation ont augmenté de 1%, a-t-il précisé.
Sur un an en juin, les prix de l'énergie aux Etats-Unis ont bondi de 41,6%, leur plus forte hausse depuis avril 1980, a ajouté le département du Travail. Les prix de l’alimentation ont quant à eux crû de 10,4% sur un an, la plus forte augmentation depuis février 1981.
En mai, les prix à la consommation aux Etats-Unis avaient augmenté de 1% sur un mois et de 8,6% sur un an. L’indice de base avait progressé de 0,6% sur un mois et de 6% sur un an.
Mouvements temporaires
Les marchés boursiers européens ont brusquement reculé en réaction à la publication de ces chiffres avant de se reprendre. L’Euro Stoxx 50 a perdu jusqu'à 2,2% vers 14h45 pour finalement clôturer la séance en repli limité de 0,97%. Le S&P 500 a ouvert en baisse de plus de 1% mais ne perdait plus que 0,5% à 17h30.
Sur le marché des changes, l’euro est de son coté temporairement tombé sous 1 dollar, à 0,9999 dollar, avant de remonter rapidement jusqu'à 1,009 dollar en fin d’après-midi. Le taux de l’obligation souveraine américaine à 10 ans est monté au-dessus de 3% peu avant 15h avant de revenir vers 2,95%.
Plus d'articles du même thème
-
L'Allemagne divise par deux ses prévisions de croissance à cause de la guerre en Iran
Le gouvernement allemand vise désormais une hausse du PIB limitée à 0,5% cette année et une inflation de 2,7%. L'Italie a également réduit ses propres prévisions. -
L’inflation britannique porte les premières traces du conflit au Moyen-Orient
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes. -
Kevin Warsh appelle à un «changement de régime» à la Fed
L’audition devant la Commission bancaire du Sénat du candidat choisi par Donald Trump pour présider la Fed après le 15 mai a été animée mardi. Elle a confirmé que sa nomination officielle devrait être retardée en raison du différend concernant l’enquête pénale visant Jerome Powell, que le sénateur républicain Thom Tillis considère comme une attaque contre l’indépendance de la banque centrale.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027