C’est de mauvais augure pour la zone euro dans son ensemble. L’inflation harmonisée en Allemagne a accéléré en mai à 2,8% sur un an, d’après une première estimation publiée mercredi par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Sur un mois, les prix à la consommation harmonisés ont progressé de 0,2%. Les économistes sondés par le Wall Street Journal tablaient sur une inflation harmonisée de 2,7% sur un an et de 0,2% sur un mois en mai. En avril, les prix à la consommation outre-Rhin avaient augmenté de 2,4% sur un an et de 0,6% sur un mois. En données nationales non harmonisées, les prix à la consommation ont crû en mai de 2,4% sur un an et de 0,1% sur un mois, après avoir augmenté de 2,2% sur un an et de 0,5% sur un mois en avril. Les économistes sondés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 2,5% sur un an et de 0,2% sur un mois en mai.
Cette inflation plus forte que prévu «est presque certainement due à des facteurs ponctuels dans les services, qui ne modifient pas la tendance générale à la baisse de l’inflation sous-jacente», commentent les équipes de Pantheon macro. Cependant, pour ces économistes, le ton est donné pour les prochains chiffres d’inflation de la zone euro à paraître le 31 mai et l’inflation allemande constitue «un nouveau coup dur pour les espoirs de deux baisses de taux au cours de l'été». Ce pessimisme n’est pas partagé par tous. Les économistes de HSBC estiment par exemple que la tendance sous-jacente à la désinflation restant intacte, cela devrait non seulement «ouvrir la porte à une première baisse de taux de la BCE en juin» mais, si la tendance se maintient, «à d’autres baisses au cours de cette année et de l’année prochaine».
Tension sur les taux
La publication avancée des chiffres allemands par rapport aux autres pays de la zone euro a brouillé les cartes sur les marchés. En réaction à cette accélération de l’inflation, le rendement de l’emprunt souverain allemand à dix ans s’inscrivait en hausse de 10 points de base mercredi, à 2,69%. Les marchés actions européens étaient de leur côté orientés à la baisse. L’Euro Stoxx 50 a fini la séance en baisse de 1,3%, le Dax a abandonné 1,1% et le CAC 40 a reculé de 1,5%.
Le PIB a progressé de 0,4% au deuxième trimestre par rapport au premier, confirmant une première estimation et la résistance de l’union monétaire malgré le conflit au Moyen-Orient.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Emmanuel Macron va-t-il plonger dans le combat de 2027 ? Pour contrer le RN, c'est sûr. Pour mettre de l'ordre dans son camp ? Ce n'est pas réglé à ce stade
Alors que la demande explose, le secteur des aides à domicile s’enlise dans une crise structurelle où salaires bas et tarifs gelés étouffent le recrutement
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés