L’indice S&P 500 atteint des valorisations extrêmes
L’indice S&P 500 vient de dépasser, pour la première fois depuis 1998, le pic de valorisation de 1929, sur la base des bénéfices ajustés d’un cycle de 10 ans (PER de Shiller ou CAPE). «Sur les 1.679 mois d’observation disponibles depuis 1881, le CAPE a été supérieur au niveau actuel pendant 38 mois entre début 1998 et début 2001. En dehors de cette période il n’avait jamais été aussi haut», note Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank. Ce ratio de valorisation a toutefois ses limites. Le S&P 500 évolue au-dessus de la moyenne historique de 17 depuis le début des années 1990 et n’a été sous cette barre que quelques mois pendant la grande crise financière de 2007-2008. «L’explication la plus courante du niveau structurellement élevé du CAPE est le déclin des taux d’intérêt au cours des quatre dernières décennies à des plus bas de plusieurs siècles», poursuit le stratégiste. Et cela a surtout bénéficié aux actions à duration longue, avec une concentration historique sur les méga-caps technologiques. Huit font partie des dix plus importantes valeurs du S&P 500 dont la capitalisation boursière n’a jamais été aussi élevée par rapport aux 100 premières (plus de 60%). Ces dix actions expliquent la quasi-totalité de la hausse de l’indice puisque les 490 autres du S&P 500 affichent une performance similaire à celle du Stoxx Europe 600. «L’évolution de ces dix méga-caps, qui ont le plus bénéficié de la pandémie, pourrait être le point plus important à surveiller en 2021», selon Jim Reid.
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