L’Europe s’attaque à l’épineux dossier du fonds de relance
Les ministres des Finances tenteront de suppléer la Commission, qui traîne des pieds.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Mathieu Solal, à Bruxelles
Pour Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, le fonds est «le seul moyen d’éviter l’accroissement des divergences économiques entre les pays».
-
Crédit European Union
La réunion des ministres des Finances prévue ce vendredi va se pencher sur l’après-crise avec la mise sur pied d’un fonds de relance économique européen. Le 23 avril, les dirigeants des 27 avaient donné un accord de principe à sa création, laissant à la Commission européenne (CE) le soin d’en dessiner les contours.
Alors que l’exécutif européen tarde à présenter sa proposition, l’Eurogroupe tentera de dégager une vision commune de ce fonds. Les ministres discuteront du fondement juridique, du mode de financement, de la part de prêts et de subventions ainsi que de la taille de l’enveloppe - autant de points sur lesquels les Etats du Nord et du Sud ont des visions diamétralement opposées.
La France plaide pour un fonds alimenté par de la dette commune, doté d’au moins 1.000 milliards d’euros, délivrant une majorité de financement direct perçus par les Etats, en fonction des dégâts que leur a causés la crise et remboursés en fonction de leur participation au PIB européen.
L’Allemagne voudrait un fonds plus faiblement doté, alimenté principalement par une augmentation des contributions au budget européen et distribuant majoritairement des prêts. Paris et Berlin sont en contact depuis plusieurs semaines pour avancer de façon bilatérale.
«La base de tout compromis est un accord entre la France et l’Allemagne», estime Bruno Le Maire. Pour le ministre français de l’Economie, le fonds est «le seul moyen d’éviter l’accroissement des divergences économiquesentre les pays». L’Allemagne a mis sur la table 52% des plus de 1.900 milliards d’aides d’Etat autorisées par la CE. La France (17%) et l’Italie (16%) suivent loin derrière.
Les ministres des Finances devraient aussi s’entendre définitivement sur les trois premiers «filets de sécurité». Hier, les ambassadeurs des Etats-membres ont abouti à un accord de principe sur l’outil de refinancement des mesures de chômage partiel baptisé « SURE » (100 milliards d’euros). Les ambassadeurs devraient trouver un accord global en amont de l’Eurogroupe. La France utilisera le mécanisme européen pour refinancer ses mesures de chômage partiel.
Reposant sur des garanties d’Etat, SURE et le programme de soutien des PME (200 milliards) de la Banque européenne d’investissement devront toutefois être agréés par les parlements des 27 avant d’être opérationnels. Ces procédures, ralenties par la pandémie, pourraient se terminer seulement fin juin.
Les analystes de Bank of America (BofA) ont analysé l'impact des modifications des exigences de fonds propres Solvabilité 2 entrées en vigueur en mars pour une application en 2027. Cette réforme profitera surtout aux notations AAA et, dans une moindre mesure, aux notations AA.
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée.
Comme attendu, l'activité a rebondi au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre en Iran sur les prix des carburants. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee entrevoyait une croissance plus forte.
Après la décision d’expulser l’ancienne dirigeante de RT France, le parti tente de tenir une ligne étroite : tourner la page des soupçons de complaisance envers Moscou tout en évitant d’apparaître comme le soutien d’une restriction des libertés publiques