Les TMT au centre des attentions dans les fusions-acquisitions
Froid, tiède ou chaud. C’est avec cette classification que Mergermarket (en collaboration avec BBVA et Merrill Datasite) publie de manière récurrente un panorama sectoriel des fusions-acquisitions (M&A) prévisibles. Cette année, ce sont les TMT (technologies-médias-télécoms) qui devraient être à l’honneur.
Ayant passé en revue les entreprises potentiellement à vendre en Europe, Mergermarket a identifié pas moins de 607 transactions possibles dans le segment TMT. Soit 15% des quelque 3.900 opérations potentielles tous secteurs confondus. Le secteur TMT est donc logiquement identifié comme «chaud», tout particulièrement au Royaume-Uni (153) et en Allemagne (80), voire dans les pays de l’Est (80).
Si dans l’ensemble, les TMT devraient repartir de l’avant en matière de M&A après avoir touché un plus bas de six ans en 2003, les logiques qui sous-tendront les opérations seront différentes selon les segments.
Côté télécoms, le renforcement des positions dans les pays émergents restera une thématique, à l’image des offensives de Vivendi et Telefonica sur le brésilien GVT. Mais les grands opérateurs pourraient aussi chercher comme en 2009 à consolider leurs implantations dans les pays d’Europe où ils ne sont pas dominants. Après les accords Orange/T-Mobile au Royaume-Uni ou Orange/TDC en Suisse, les regards sont tournés vers la Belgique et Mobistar.
Dans les médias, les opérations seront moins grosses, «du fait du manque de financement et du déclin de la publicité», prévoit Mergermarket. D’ailleurs, dans la poursuite de 2009, les opérations liées à des situations critiques sont susceptibles de demeurer un thème majeur. «L’espagnol Prisa est certainement à regarder, avec un prêt de 2 milliards d’euros arrivant à maturité en mars, tout comme Orion Cable, le câblo-opérateur allemand, qui outre des pressions sur sa dette évolue dans un secteur appelé à plus de consolidation», écrit Mergermarket. Kabel Deutschland est également visé par des fonds de capital investissement.
Enfin, le catalyseur dans les technologies se trouvera du côté du «cloud computing» (externalisation des logiciels et du stockage). De même, la demande croissante pour les livres électroniques pourrait susciter l’intérêt des grands prédateurs du secteur. Mergermarket note enfin que pour les transactions dans les technologies, «le cash devrait rester roi».
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