Les recrutements à la City envoient des signaux contrastés
Le marché du travail à la Bourse de Londres reste sous pression. La quantité de postes à pourvoir a ainsi chuté sur un mois de 6,7 % à 3.528 en juillet, tandis que le nombre de candidats a augmenté de 9,4 % à 8.250, selon une étude de la société de conseil en recrutements Morgan McKinley. « L’évolution annuelle montre combien le marché reste bloqué », explique Andrew Evans, à la tête du pôle services financiers de Morgan McKinley. Selon l’étude, le nombre de postes vacants accuse en juillet un recul de 59 % sur un an.
« Avec l’engagement grandissant des employeurs à embaucher et une amélioration progressive du niveau de confiance à la City, cette chute mensuelle des postes vacants semble plus s’apparenter à la conjonction de facteurs saisonniers qu’à une nouvelle dégradation du marché du travail », tempère toutefois le dirigeant.
Le marché du travail à la City montre effectivement quelques signes de reprise lente. Exception faite du mois de juin avec un pic à 3.780, le nombre de postes à pourvoir le mois passé se révèle ainsi supérieur à celui de chacun des autres mois de l’année (voir graphique).
Par ailleurs, le salaire moyen des employés de la City, en recul sur un an de 1 %, a progressé de 6 % sur un mois pour s’établir à 53.223 livres (62.066 euros). « Les recruteurs recherchent des candidats ayant de multiples connaissances et étant à la pointe dans leur domaine. Ils leur offrent des salaires attrayants pour les attirer et les garder », explique Andrew Evans. Cette progression de 6 % reflète l’intensification de la concurrence entre banques pour avoir dans leurs équipes les « talents » financiers.
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