Les rachats à effet de levier redémarrent doucement
Les grands fonds de private equity reprennent les emplettes. Depuis début octobre, ils ont réalisé des opérations de leveraged buy-out (LBO) pour 24,6 milliards d’euros dans le monde (voir graphique). Le rebond est notable puisque l’activité a doublé par rapport aux premier et deuxième trimestres de l’année.
Le timide retour des offres de financements de la part des banques a permis le rebond de l’activité. Ainsi, les trois plus importants LBO de l’année ont été annoncés depuis début octobre. Texas Pacific Group Capital, associé à Canada Pension Plan Investment Board, a signé le plus gros LBO depuis août 2008 en reprenant l’américain IMS Health pour plus de 5,2 milliards de dollars. La réorganisation suite à la fusion de Anheuser-Busch et de InBev en 2008 a par ailleurs offert des opportunités d’investissement aux fonds. Toujours aux Etats-Unis, Blackstone a repris le groupe de parcs d’attraction Busch Entertainment pour 2,3 milliards, tandis que CVC Capital Partners s’est emparé des activités d’Europe de l’Est du brasseur pour 3 milliards.
Mais les montants en jeu ne ressemblent en rien aux LBO géants bouclés en 2007, à l’image de TXU ou Equity Office Properties, acquis respectivement pour 39 et 45 milliards de dollars. Les financements des LBO sont également bien différents. CVC Capital Partners a dû faire appel à une douzaine de banques pour financer son opération tandis que Blackstone en a sollicité sept.
En Europe, Axa Private Equity fait partie des équipes ayant renoué avec les acquisitions. Après avoir participé à la reprise de l’italien Enel Rete Gas en mai, la structure, associée à Bridgepoint, vient d’offrir environ 600 millions d’euros pour le groupe de paris Snai.
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