Les prêteurs alternatifs stimulent le financement d’acquisitions en Europe
Le marché européen du financement d’acquisitions devrait voir son activité confortée par la diversification grandissante des sources de prêts qui contribuent à renforcer sa liquidité, montre un récent rapport du cabinet d’avocats DLA Piper. Le cabinet a sondé pour la cinquième année consécutive l’opinion de 250 fournisseurs de dette, conseils, sponsors et sociétés actifs sur ce segment du marché de la dette.
Alors que 51% des répondants pariaient voici un an sur une hausse du nombre de transactions financées par la dette, ils sont désormais 70% à anticiper une croissance de l’activité sur ce marché sur un horizon de 12 mois. Outre l’attente d’une «accélération des opérations de LBO primaires au Royaume-Uni et en Allemagne grâce à un environnement macroéconomique plus favorable», les responsables sondés tablent sur la persistance d’un volume élevé de refinancement sur des LBO secondaires ou tertiaires.
Plus de 70% des répondants se sont fixé pour cette année des objectifs de financement d’acquisitions supérieurs à 2013. Les fonds de dette privée, qui ont participé à plus de 50 opérations sur le Vieux Continent en 2013, devraient voir leur poids se renforcer à la faveur de taux d’intérêt toujours bas et d’une réglementation limitant la marge de manœuvre des prêteurs bancaires.
L’augmentation de la liquidité durant l’année écoulée a favorisé une baisse significative des marges et des commissions d’arrangement, une tendance qui devrait se renforcer en 2014. A cet égard 60 % de l’échantillon s’attend à des commissions d’arrangement inférieures à 4% pour la dette senior cette année, contre une proportion de 11% l’an dernier. En outre 23% table sur des niveaux de levier supérieurs à 4 fois en moyenne, après 16% l’an dernier et seulement 1% en 2012.
Pour 28% des sondés, les structures unitranches, qui combinent au sein d’un même instrument les dettes senior et subordonnées, «seront le mode de financement d’acquisition non bancaire le plus répandu en 2014», devant la dette mezzanine et la dette à haut rendement. Ils estiment que ces structures unitranches autorisent un effet de levier plus élevé et des parts finales plus importantes, un faible amortissement financier et une plus grande flexibilité en matière de prix ou de covenants.
La principale incertitude de ces montages porte sur le comportement des fonds de dette privée face au défaut de paiement d’une entreprise.
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