Les IPO de sociétés déficitaires marquent un record aux Etats-Unis
Environ 83% des sociétés mises en Bourse cette année étaient déficitaires, contre 81% en 2000 lors de la bulle sur les valeurs internet.
Publié le
Yves-Marc Le Réour
Plus de 180 sociétés se sont cotées aux Etats-Unis depuis le 1er janvier.
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Photo Bloomberg.
La rationalité des investisseurs ne semble plus être de mise outre-Atlantique. Sur les neuf premiers mois de 2018, environ 83% des introductions en Bourse (IPO) réalisées aux Etats-Unis ont concerné des sociétés qui affichaient une perte nette sur les 12 mois précédant leur cotation, montrent des données compilées depuis 1980 par Jay Ritter, professeur de finances au Warrington College of Business de l’Université de Floride. Ceci dépasse le précédent record de 81% atteint en l’an 2000 au sommet de la bulle sur les valeurs internet. Cette proportion atteignait déjà 76% sur l’ensemble de l’année écoulée, un niveau identique à celui de 1999.
Alors que les valeurs TMT (technologie-médias-télécoms) constituaient la plus grande partie des sociétés déficitaires mises en Bourse au début du millénaire, le secteur biotechnologique contribue désormais largement à cette tendance. En dépit d’une absence totale de chiffre d’affaires et d’un retard annoncé sur l’un de ses tests cliniques, Solid Biosciences est ainsi parvenu à lever en janvier dernier 144 millions de dollars (125 millions d’euros). Près de 19% des sociétés technologiques entrées en Bourse en 2018 affichaient en revanche un résultat par action positif, soit cinq points de plus qu’en l’an 2000.
Pour Kevin Landis, directeur des investissements de Firsthand Capital Management, un fonds spécialisé dans la technologie, «certaines sociétés préfèrent entrer en Bourse en affichant des pertes plutôt que d’attendre le moment où elles dégageront un résultat net légèrement positif car ceci entraînerait l’apparition d’un multiple de bénéfice (PER) anormalement élevé».
Signe de la tolérance du marché à leur égard, les sociétés déficitaires introduites en Bourse cette année ont vu leur action grimper de 36% à fin septembre par rapport à leur prix d’IPO, contre un gain de 32% pour celles qui enregistraient des bénéfices et une hausse de 9% pour l’indice S&P 500. «Avec les jeunes pousses sur lesquelles les investisseurs ont bâti des hypothèses de croissance très optimistes, le problème réside dans le fait que leur valorisation peut brutalement changer si l’entreprise ne tient pas ses promesses», commente Jay Ritter, cité par le Wall Street Journal.
Avec plus de 180 sociétés nouvellement cotées depuis le 1er janvier aux Etats-Unis, le millésime 2018 est jusqu'à présent bien parti pour dépasser le précédent pic de 206 IPO en 2014. Les années 2016 et 2017 étaient nettement plus calmes, avec respectivement 74 et 108 opérations.
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