Les grands cabinets d’avocats profitent du rebond des fusions-acquisitions

Les leaders britanniques du secteur affichent tous des revenus en hausse sur leur exercice, grâce notamment aux opérations financières en Europe
Amélie Laurin
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Clifford Chance conforte sa place de numéro 1 des cabinets d’avocats d’affaires d’origine britannique. La firme a annoncé début juillet des revenus record, en hausse de 7% au cours de l’exercice 2013-2014 clos le 30 avril. A 1,36 milliard de livres (1,7 milliard d’euros), son chiffre d’affaires repasse la barre des 1,3 milliard de livres après une légère inflexion l’an dernier (-2%). Le groupe réalise la plus forte progression du «Magic Circle» qui regroupe les quatre plus gros cabinets londoniens.

Chez Linklaters, en croissance de 5%, les revenus retrouvent leur plus haut niveau en cinq ans, à 1,25 milliard de livres, selon les chiffres communiqués la semaine dernière. Pénalisé en 2012-2013 par la sortie de ses cabinets brésilien et singapourien, Linklaters reprend à Freshfields Bruckhaus Deringer la deuxième place que celui-ci lui avait ravie. Freshfields est désormais troisième ex-æquo avec Allen & Overy, avec 1,23 milliard de livres de revenus. Tous deux affichent des croissances modestes, de respectivement 1% et 2%.

Clifford Chance et Linklaters soulignent le poids des fusions-acquisitions et des services financiers dans leur performance. «Depuis début janvier, il y a eu une forte hausse des fusions-acquisitions, a déclaré à Bloomberg Matthew Layton, l’un des associés de Clifford Chance. Les projets commencent à redémarrer, après une période de faible activité, et c’est un signe de la confiance croissante des conseils d’administration.» Au cours de l’exercice écoulé, le cabinet a conseillé 67 opérations de fusions-acquisitions bouclées ou encore en cours, pour un montant total de 60 milliards de dollars, selon Bloomberg.

Chez Linklaters, les transactions ont dopé les revenus générés par la clientèle corporate. Le secteur financier continue aussi à porter son activité, notamment en Europe, zone la plus performante en fusions-acquisitions et services financiers. Le cabinet y a par exemple conseillé des émissions obligataires en renminbi et des opérations de dette immobilière. Après le ralentissement de 2012-2013 lié à la crise de la zone euro, l’activité en Europe a également crû de 8% chez Clifford Chance, où la région reste la première contributrice avec 37% des revenus.

Le niveau d’activité ne reflète pas toujours la productivité des cabinets. Le numéro trois Freshfields affiche ainsi la meilleure rentabilité par associé, soit 1,48 million de livres, contre 1,1 à 1,3 million chez ses trois concurrents.

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