Les gérants redoutent une année blanche pour les actions américaines
Vent de panique. Peu téméraires, les membres du Panel Actions de L’Agefi interrogés fin janvier ont quasiment tous maintenu ou abaissé leurs prévisions sur les grands indices actions. Le recul de 8% du S&P 500 depuis le début de l’année, de 7,2% du Nikkei, de 3,8% de l’Euro Stoxx 50 et de 2,6% du CAC 40, et l’envolée de la volatilité ont douché les espoirs des panélistes. D’ailleurs, ils ne tablent pas tous sur une progression linéaire des actions. Axa IM voit un fort rebond au premier semestre, puis sur une consolidation au second, conduisant globalement à une stabilité sur l’année. De leur côté, Carmignac, Federal Finance et Lazard ont les mêmes cibles à six mois et un an, soit un second semestre stable.
Les mouvements ont été particulièrement violents sur la Bourse américaine. Les panélistes ont réduit de 3,4% leurs objectifs à six mois et de 3,9% à un an sur le S&P 500, alors qu’ils les ont conservés inchangés ou les ont légèrement abaissés sur les indices occidentaux. Richelieu Gestion a même diminué de 600 points d’indice sa cible à six mois sur le S&P 500, anticipant désormais une stabilité sur la période. Lazard, a encore réduit son objectif, et table même une baisse de près de 4% à six mois, comme à un an, alors que le Panel vise une hausse de 6% d’ici l’été. Axa IM pense aussi que la Bourse américaine sera au même niveau dans un an. En revanche, Cholet Dupont et NN IP, qui n’ont pas modifié leurs objectifs, visent toujours un minimum de 5.000 points, soit un rebond de 15%, contre 8% pour la moyenne du Panel. Autrement dit, une année 2022 qui serait stable pour les actions américaines.
Sur le Vieux Continent, les gestions anticipent à six mois une hausse de 3,8% du CAC 40 et de 5,7% de l’Euro Stoxx 50, et de 6,4% et 8,5% à un an. Si le pessimiste Lazard prévoit un recul de plus de 2% d’ici un an de la place parisienne, Gaspal et La Banque Postale voient un potentiel de plus de 10%. Sur l’indice paneuropéen, l’amplitude à un an s’étend entre Axa IM (-1%) et Gaspal (+14%).
Le marché japonais n’est pas mieux loti. Le Panel lui attribue un potentiel de 7% à six mois et d’à peine 10% à un an.
En attendant, «les bénéfices des entreprises devraient à nouveau progresser cette année, note OFI AM. Cela constitue un soutien solide si bien que nous pensons qu’elles restent intéressantes à moyen terme et mériteront d’être renforcées durant les phases de correction. Cette année, les actions européennes pourraient surperformer».
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