Les fluctuations marquées des indices à Wall Street au cours des deux dernières séances interrogent sur l’état du marché, en l’absence de main forte.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Xavier Diaz
Après des fluctuations en dents de scie, la Bourse de New York a fini en baisse mardi.
-
Photo Nyse.
Les places boursières mondiales ont continué mardi de faire les montagnes russes. En Europe, les différents marchés ont légèrement rebondi après leur chute lundi, la plus forte baisse quotidienne depuis juin 2020. Les actions américaines ont repris le chemin de la baisse après leur volte-face spectaculaire lundi qui interroge sur l’état du marché, avant de se reprendre à nouveau en fin de séance.
Lundi, Wall Street s’était déjà redressé en fin de séance, pour terminer dans le vert, après avoir perdu plus de 4% dans la journée, sans qu’aucun événement ne vienne justifier un tel revirement. L’indice S&P 500 est même entré un moment en zone de contraction avec une baisse de plus de 10% par rapport à son plus haut historique. «Ce mouvement est non seulement particulier mais rare», souligne Vincent Cassot, responsable de la stratégie dérivés actions chez Société Générale CIB qui note que la période est aussi particulière avec une multiplication d’événements stressants pour le marché.
Comment expliquer alors le rebond du marché lundi, qui plus est dans des volumes très importants ? Les investisseurs particuliers semblent avoir joué un rôle. Ces derniers ont acquis lundi 1,36 milliard de dollars d’actions, selon les données compilées par Vanda Research. Une semaine auparavant ils avaient déjà acquis 1,6 milliard de dollars d’actions en une séance également. Pour Vanda Research, les investisseurs retail restent donc à l’affût des baisses (buy-the-dip) mais en privilégiant les indices ou les grandes capitalisations de la tech. Toutefois parmi les valeurs les plus achetées lundi se trouvait un ETF avec levier vendeur (short) sur le Nasdaq, montrant aussi leur prudence.
Rôle des options
Pour Vincent Cassot, les options, dont les volumes ont également été importants, ont aussi pu jouer un rôle. «Les opérations des market makers pour couvrir leurs portefeuilles d’options ont un impact sur le marché, explique-t-il. En fonction de l’évolution des cours et des positionnements des clients (achat ou vente), ces couvertures peuvent provoquer un mouvement de retour à la moyenne et atténuer les mouvements du marché ou au contraire augmenter la tendance à l’œuvre. A l’inverse de ce qu’on a vu lundi. Un changement de dynamique dans le marché peut expliquer ce phénomène mais depuis que les particuliers sont entrés massivement, il est devenu plus difficile d’en détecter les dynamiques.»
Le retour à la baisse de mardi signifie-t-il que Wall Street manque de soutien ? Qu’il n’y a plus de «main forte» ? Le problème est plutôt que les investisseurs sont très investis en valeurs de croissance et en actions plus généralement. Difficile d’augmenter le risque dans le contexte actuel. «Même si la rotation sectorielle a été très forte depuis le début de l’année, avec un écart de performance de 10 points entre la value et la croissance, les portefeuilles des gérants actifs en Europe sont toujours très orientés vers le segment croissance, note Emmanuel Cau, stratégiste actions chez Barclays. Dit autrement, les investisseurs ne semblent pas avoir ajusté leurs expositions dans l’anticipation d’un changement de régime où la value surperformerait.» Ce constat vaut globalement.
Mains fortes
Nikolaos Panigirtzoglou, stratégiste chez JPMorgan, souligne de son côté la faible réduction du risque actions chez les investisseurs en comparaison de 2018, c’est-à-dire la dernière fois où la Fed avait relevé ses taux et arrêté le réinvestissement de son bilan après son tapering. «Les investisseurs restent très surpondérés aux actions globalement», affirme ce dernier, qu’il s’agisse des gérants traditionnels comme des hedge funds. Les positions vendeuses sur les indices sont également faibles par rapport à 2018.
La nuance est toutefois que ces investisseurs ont commencé à réduire leur exposition aux valeurs de croissance. Ce qui explique la chute du Nasdaq mais aussi du S&P 500, dont la performance est très corrélée aux FAANG. Pour le stratégiste de JPMorgan, les particuliers sont moins présents dans le marché. Il en veut pour preuve la baisse des positions des petits ordres sur les options (typiques du retail) qui ont été divisées par trois depuis le pic de début 2021. Les positions dans le Nasdaq et l’indice Russell 2000, deux indicateurs de l’exposition des particuliers au marché actions, ont aussi diminué. A moins que la forte chute de lundi ne réveille l’appétit des boursicoteurs.
L’Autorité des marchés européenne a sélectionné mardi le fournisseur de la base de données consolidée sur les produits dérivés de gré à gré (OTC) de l’UE avec Transparent Markets Europe (TME). Les fournisseurs des bases obligataires britannique (Etrading Software) et européenne (Ediphy) ont mis fin à leur conflit en mai. Et EuroCTP lancera la commercialisation de la base actions de l’UE dans les prochains jours.
Les actions ont rebondi en Europe avec l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran et la forte baisse du pétrole. Certains n’y voient qu’un rattrapage désormais achevé, d’autres croient qu'une deuxième vague de hausse est possible si la conjoncture continue de s'améliorer.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
Au total, d’après les autorités, 4 118 personnes ont été tuées, tandis que 16 740 ont été blessées par le double séisme du 24 juin. Vendredi 10 juillet, Caracas a été le théâtre d’un autre tremblement de terre, de magnitude 3
Vendredi, Donald Trump a menacé « de détruire complètement toutes les régions d’Iran » si le régime iranien cherchait à le tuer. Plus tôt, le chef de la diplomatie iranienne a assuré qu’il « ne peut y avoir de respect que lorsqu’il est mutuel »
Xavier Niel, fondateur de Free, rachète 16 % de Vodafone, leader des télécoms au Royaume-Uni, au groupe de télécommunications émirati E& et devient le premier actionnaire du groupe britannique