Les actions plient encore face à la multiplication des risques
Les indices actions européens reculent nettement lundi à la mi-journée, à leur plus bas depuis un mois. Ils sont affectés par la chute continue des valeurs technologiques, alors que les investisseurs craignent que la Réserve fédérale (Fed) américaine se montre plus restrictive que prévu mercredi, à l’issue de sa réunion de politique monétaire. Un durcissement de ton serait négatif pour l’ensemble des valeurs de croissance.
L’annonce d’un ralentissement un peu plus marqué que prévu de l’activité dans la zone euro en janvier, en raison des répercussions du variant Omicron sur le secteur des services, selon les indices PMI flash publiés lundi par IHS Markit, pèse également sur les indices.
Les investisseurs surveillent aussi l'évolution des tensions géopolitiques autour de l’Ukraine, après que les autorités américaines ont demandé aux familles de leurs diplomates de quitter le pays. Ce risque géopolitique exacerbe le mouvement d’aversion pour le risque à l’œuvre sur les marchés depuis le début de l’année.
Recul des taux longs
L’indice Stoxx Europe 600 recule de 2,3% à 463,6 points. A Paris, le CAC 40 lâche 1,8%. A Francfort, le Dax 40 cède 2% et, à Londres, le FTSE 100 abandonne 1,1%.
L’indice Stoxx 600 du secteur technologique chute de 3,7%, dans le sillage de la chute de 2,7% de l’indice Nasdaq vendredi. La consommation discrétionnaire fait également partie des secteurs les moins performants (-2,3%). Les données d’activité en zone euro et les craintes de conflit en Ukraine, qui affecterait directement l’économie européenne, pèsent également sur les secteurs cycliques (-2,5% pour l’industrie). La consommation de base est le seul à l’équilibre.
Dans le même temps à Wall Street, le contrat à terme sur l’indice S&P 500 cède 0,2%. Le contrat à terme sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, recule de 0,3%.
Dans ce contexte d’aversion au risque, les marchés de taux progressent. Le rendement du Bund allemand à 10 ans s'établit à -0,09%, en baisse de 3 points de base (pb). Le rendement de l’obligation du Trésor américain de même maturité recule de 4 pb à 1,724%. Le billet vert est également recherché et progresse de 0,2% face à l’euro à 1,13 dollar.
Plus d'articles du même thème
-
Emergence accueille cinq nouveaux investisseurs institutionnels
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table. -
L’Ircec attribue un mandat de gestion actions zone euro
La Caisse nationale de retraite complémentaire des artistes-auteurs vient de trouver son nouveau gestionnaire pour son fonds dédié actions zone euro croissance. -
Le cours d'Amundi atteint un record
Le cours de la société de gestion Amundi (groupe Crédit Agricole) a atteint un nouveau point haut lors de la séance boursière du lundi 11 mai 2026. Le titre s’est ainsi négocié au-dessus des 86 euros durant une partie de la journée avant de redescendre à 85,70 euros à la clôture. Depuis le début de l’année, le cours des actions Amundi a progressé de plus de 20%.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Au Royaume-Uni, l’inutile comeback de Gordon Brown
Après sa déroute aux élections locales, le Premier ministre Keir Starmer a nommé à ses côtés son lointain prédécesseur à Downing Street. Cela suffira-t-il à sauver sa peau ? -
Dérèglement climatique : des effets sensibles sur le Maroc dès les années 80
Les projections annoncent un réchauffement pouvant atteindre plus de 2 degrés au Maroc à l'horizon 2050 -
Présidentielle 2027 : Marine Le Pen assure qu'elle « sera candidate » en cas de peine avec sursis
Le 7 juillet prochain, Marine Le Pen sera fixée sur son sort dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. En cas de condamnation à une peine avec sursis, elle sera « bien sûr » candidate à l'élection présidentielle de 2027, a-t-elle affirmé mercredi sur RTL