Lundi noir pour les marchés actions
Les places boursières européennes ont chuté lundi sur des craintes de conflit entre la Russie et l’Ukraine. Les marchés d’actions russes et le rouble ont par ailleurs plongé, obligeant la banque centrale à intervenir.
En Europe, l’indice Euro Stoxx chute de 4,2%. A Paris, l’indice repasse largement sous la barre des 7.000 points, également en baisse de 4%. A Francfort l’indice Dax 40 chute de 3,8%%.
Wall Street poursuit sa chute. L’indice Nasdaq abandonne 4% et s’approche du bear market, c’est à dire une baisse de 20% par rapport au sommet, alors que les investisseurs attendent également la réunion de la Fed ce mercredi. L’indice S&P 500 cède 3,5%.
Krach en Russie
Avec les tensions qui effrayent les marchés sur l’Ukraine, la banque centrale russe a dû intervenir lundi et voler au secours des marchés financiers en annonçant la suspension de l’achat de devises étrangères, après une importante chute des indices boursiers et du cours du rouble.
Se voulant rassurante, elle a affirmé disposer de «suffisamment d’outils pour prévenir les menaces à la stabilité financière».
Dans le sillage de la baisse entamée il y a deux semaines, l’indice principal de la Bourse de Moscou, le RTS (libellé en dollars), a plongé jusqu’à -9% à la mi-journée, et de près de -20% depuis le début de l’année. L’indice Moex (en roubles) a lui chuté jusqu’à -7% (et de -15% depuis le début de l’année).
La devise russe a par ailleurs dévissé, et s’est brièvement échangée à 79,4 roubles/dollar, avant de refluer à 79 roubles/dollar, une première depuis l’automne 2020.
Depuis début janvier, le rouble a perdu environ 7% face au dollar et 6% face à l’euro, les devises américaine et européenne s’échangeant fin 2021 encore à environ 74 et 84 roubles respectivement.
Plus d'articles du même thème
-
La frontière entre actifs cotés et non cotés s'estompe dans les allocations institutionnelles
La moitié des investisseurs institutionnels évaluent désormais conjointement leurs opportunités en actions cotées et en private equity, selon l'enquête annuelle de Schroders. -
La fièvre des particuliers pour SpaceX ne retombe pas
Pour sa troisième séance de cotation au Nasdaq, mardi 16 juin, après une introduction en Bourse historique, la société créée par Elon Musk continuait de susciter les ardeurs des investisseurs, ses actions grimpant de plus de 13% en début de séance. Les investisseurs particuliers sont particulièrement actifs, selon les données collectées par Vanda Research. -
L'espoir de paix au Moyen-Orient donne un élan mesuré aux actions européennes
L’annonce d’un prochain accord de paix entre les Etats-Unis et l’Iran est une bonne nouvelle pour les marchés européens qui ont particulièrement souffert de la crise énergétique. Mais tout n’est pas réglé. La réaction mesurée des marchés lundi en témoigne.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Coup de gommePour Donald Trump, l'« Indo-Pacifique » n'a plus lieu d'être, au grand dam de l'Inde
En rétablissant l'ancienne dénomination de leur plus important commandement militaire, les Etats-Unis relèguent au second plan New Delhi dans leur vision stratégique -
« Global Britain »Le Brexit aurait pu réussir si…
Il y a 10 ans, les Britanniques votaient par référendum en faveur du Brexit. Les experts sont unanimes, c'est un désastre économique. Cinq erreurs majeures ont été commises -
Cuba : le Parti communiste valide un virage vers davantage d’économie de marché
Le Parti communiste cubain a approuvé, mercredi 17 juin, une série de réformes économiques destinées à ouvrir davantage le pays à l’investissement privé. L’île traverse une crise économique d’une ampleur sans précédent depuis la chute de l’Union soviétique, aggravée par les pressions américaines