Les fusions transfrontalières ont brillé au premier semestre
Sur un marché mondial des fusions et acquisitions en progression de 35% à 1.750 milliards de dollars depuis le début de l’année, les opérations transfrontalières se sont distinguées par un dynamisme encore plus important, montrent les données semestrielles préliminaires publiées par Dealogic. Ce type de transaction a augmenté de 76% d’un an sur l’autre à presque 600 milliards de dollars, représentant 34% du marché global. Cette proportion est la plus élevée enregistrée depuis le premier semestre 2008.
Ce constat s’applique encore davantage à l’Europe où ces opérations ont représenté 288 milliards de dollars au premier semestre, en hausse de 74% d’un an sur l’autre. Ce montant correspond à 60% de l’ensemble des transactions annoncées dans la région, un niveau qui n’avait jamais été atteint sur un semestre. Les groupes suisses ont fait preuve d’un activisme significatif en la matière, comme en témoigne la fusion à 40,6 milliards de dollars entre Holcim et Lafarge, une opération transfrontalière record dans le secteur de la construction. La deuxième transaction d’envergure porte sur le rachat des activités oncologiques de GlaxoSmithKline par Novartis pour 16 milliards de dollars, le groupe britannique lui rachetant ses vaccins pour 7,1 milliards.
Tous types d’opérations confondus, le secteur pharmaceutique prend la tête du classement mondial des M&A avec 18% du total, suite à l’offre hostile du canadien Valeant sur l’américain Allergan pour 62,4 milliards de dollars. Vient ensuite l’offre de l’américain AbbVie sur le britannique Shire pour 48,3 milliards de dollars, annoncée la semaine dernière. Si la pharmacie figure aussi à la première place du classement sectoriel sur les continents américain et européen, c’est l’immobilier qui prend la première place en Asie-Pacifique.
Du côté des banques conseils, Goldman Sachs, comme au premier semestre 2013, demeure en tête du palmarès mondial devant Morgan Stanley et BoA Merrill Lynch qui gagnent chacun une place, alors que JPMorgan passe du deuxième au quatrième rang. Le classement européen fait ressortir des changements plus importants, Goldman Sachs passant notamment de la première à la troisième place. Morgan Stanley gagne trois places pour terminer en tête devant Citi qui était en huitième position l’an dernier à la même époque. Quant à JPMorgan, il est rétrogradé de la deuxième à la quatrième place.
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