Les fonds d’investissement confrontés à des levées de capitaux au plus bas depuis cinq ans
L’exercice 2009 s’est, sans surprise, révélé difficile pour les fonds d’investissement en France. Sur le plan des levées de fonds, la collecte, en recul de 71%, a atteint son plus bas niveau sur cinq ans, à 3,7 milliards d’euros, selon l’étude annuelle présentée par l’Afic (Association française des investisseurs en capital) et Grant Thornton. «Corrigé de trois fonds levés en 2008 pour un montant cumulé de 6 milliards d’euros, le recul aurait été de 47%», a tempéré mardi Chloé Magnier, directrice du pôle études et statistiques à l’Afic.
«Nous avons observé pour la première année une réduction significative des fonds, de 2,9 milliards d’euros. Ces capitaux rendus aux investisseurs ont concerné moins de cinq acteurs», a-t-elle poursuivi. Parallèlement, face à «un recul massif de la collecte auprès des institutionnels, les personnes physiques (incluant les family offices) sont devenues les premiers souscripteurs du secteur en France, avec un apport de 1,5 milliard (contre 3 milliards en 2008)».
En termes d’activité, les montants investis ont chuté de 59% à 4,1 milliards, le recul étant concentré sur les LBO (-80%). Les réinvestissements dans les sociétés en portefeuille ont occupé le devant de la scène, représentant 60% des opérations.
Les cessions ont reculé de 12,1% à 2,8 milliards d’euros. «Les désinvestissements ont été soutenus par cinq opérations, qui ont représenté 38% des sorties», a souligné Thierry Dartus, associé chez Grant Thornton.
Globalement, «les entreprises en portefeuille ont bien résisté, seules 2,5% d’entre elles (soit 125 sociétés) ayant été comptabilisées en perte», a conclu Jean-Louis de Bernardy, président de l’Afic.
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