Le rapport sur l'emploi américain est plus mauvais que prévu
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L'économie américaine a détruit des emplois en février, de façon inattendue, tandis que les chiffres des deux mois précédents ont été révisés en baisse, a annoncé vendredi le département du Travail.
Le ministère a fait part de la destruction de 92.000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à la création de 50.000 emplois.
En janvier, 126.000 postes nets ont été créés, et non 130.000 comme l’avait annoncé le ministère. Au mois de décembre, 17.000 postes nets ont été détruits aux Etats-Unis, selon ses chiffres révisés, alors que son estimation précédente faisait état de la création de 48.000 emplois.
Les destructions d’emplois ont été concentrées dans le secteur privé le mois dernier (-86.000), a précisé le département du Travail.
Chômage stable
Le secteur de la santé a perdu 28.000 postes en février, ce qui s’explique en partie par des grèves, a indiqué le département du Travail. Au cours des 12 mois précédents, le secteur de la santé avait créé en moyenne 36.000 postes par mois, a-t-il précisé.
Le secteur des loisirs et de l’hôtellerie-restauration a perdu 27.000 emplois en février, tandis que celui du transport et de l’entreposage en a détruit 11.000. Les entreprises manufacturières ont détruit 12.000 postes, tandis que le secteur de la construction en a perdu 11.000, a ajouté le ministère.
Le taux de chômage, issu d’une enquête séparée auprès des ménages, s’est établi à 4,4%, quasiment stable par rapport au mois précédent. Les économistes sondés par le Wall Street Journal tablaient sur un taux de chômage de 4,3% le mois dernier.
Après la publication de ces chiffres, les Bourses européennes ont creusé leurs pertes, également pénalisées par la poursuite de la hausse du cours du pétrole. Outre-Atlantique, le S&P 500 reculait de 1,3% dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street.
Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans a plongé de 5 points de base (pb) à 14h30, à 4,11%, avant de se reprendre. Selon l’outil FedWatch de CME Group, la probabilité de voir la Banque centrale américaine, la Fed, réduire ses taux lors de sa prochaine réunion de mars n’a quasiment pas bougé, à 4,5%. La probabilité qu’elle les baisse en avril a légèrement augmenté, passant de 12% la veille à 18%.
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