Les émissions corporate soutiennent le dynamisme du marché français de la dette
Le marché français de la dette est reparti de l’avant au premier semestre, avec un volume d’émission de 230,2 milliards de dollars selon Dealogic, un chiffre en hausse de 43% correspondant à un plus haut depuis 2009 et faisant suite à deux débuts d’exercice en retrait. Le nombre d’opérations poursuit pourtant son déclin (-19% à 344 transactions), propulsant leur taille moyenne à un plus haut historique de 669 millions (+78% par rapport à l’an passé).
Ce dynamisme a été avant tout soutenu par un bond de 64% des émissions corporate, à 87,2 milliards de dollars (38% du total, +5 points). Ce montant constitue un record selon Dealogic. Sur ce segment, le nombre d’opérations poursuit sa progression, pour la quatrième année consécutive, à un plus haut de 101 transactions (pour un volume moyen en hausse de 62% à 864 millions). Le secteur des télécoms a particulièrement contribué à cette envolée, avec un volume d’émissions passant de 1,6 à 22,0 milliards de dollars soit un quart du marché de la dette corporate en France au premier semestre 2014. Suivent, sur cette période, le secteur des services aux collectivités et de l’énergie (24% des volumes corporate) et celui du pétrole et du gaz (9%).
Hors corporate, les autres segments affichent des rythmes de progression relativement moins marqués, de 53% tout de même pour les institutions financières (76,1 milliards, 33% du total) à 15% pour la dette souveraine et publique (47,0 milliards, 20%) et 14% pour la titrisation et les obligations sécurisées (19,9 milliards, 9%). Sur l’ensemble du marché français de la dette au semestre écoulé, Natixis mène le bal des teneurs de livres avec une part de marché de 11,2% selon Dealogic, devançant BNP Paribas (11,0%) et Crédit Agricole CIB (9,2%).
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