Les Bourses s’offrent un franc rebond avec la détente sur les taux
Les places boursières rebondissent nettement mardi dans le sillage de la hausse de Wall Street lundi. Vers 16h50, l’indice Euro Stoxx 50 prenait 3,78%, à 3.469 points, tandis qu’à Paris, le CAC 40 s’octroyait la plus forte hausse en Europe avec un gain de 3,81%, à 6.015 points. L’indice Dax progressait quant à lui de 3,22%, à 12.600 points.
Après ses gains de la veille, Wall Street a également ouvert en nette hausse : l’indice S&P 500 gagne 2,74% et le Nasdaq 3,36% aidés par la hausse des prix du pétrole (+3,3% pour le Brent) et surtout par la forte détente enregistrée sur les marchés de taux.
Ce mardi, les rendements des emprunts d’Etat continuaient de baisser. Celui du Bund est repassé largement sous la barre des 2%, en repli de 5 points de base (pb) supplémentaires, à 1,84%. Sur le marché américain, le rendement de l’emprunt à 10 ans se détend encore de 7 pb, à 3,58%. Il avait dépassé 4% la semaine passée, en pleine crise sur les actifs britanniques.
Craintes de récession
Depuis, la tension au Royaume-Uni s’est apaisée, la livre sterling a regagné le terrain perdu et les taux ont nettement diminué, notamment les anticipations de hausses de taux des banques centrales.
Cette détente généralisée permet aux marchés actions de rebondir alors que les craintes de récession pourraient pousser les banques centrales à lever le pied sur leur resserrement monétaire. «Dès lors, les mauvaises nouvelles, comme l’ISM manufacturier publié lundi aux Etats-Unis, deviennent de bonnes nouvelles en justifiant une moindre agressivité de la part des banquiers centraux, expliquant ainsi le gain de 2,6% du S&P», écrivaient mardi les stratégistes de Natixis dans une note.
Plus d'articles du même thème
-
Les actions émergentes ont rattrapé leur faux pas estival
Les marchés émergents ont rebondi après leur correction de juillet et progressent désormais de 27% en 2026, portés principalement par le secteur technologique. Mais cette concentration est aussi une vulnérabilité. -
La taxe sur les transactions financières rate ses objectifs
La taxe sur les transactions financières (TTF) instaurée en France en 2012 n’aurait pas eu les effets escomptés en termes de réduction de l’instabilité des marchés financiers malgré une certaine rentabilité budgétaire avec 2,5 milliards d’euros de recettes en 2025, indique un rapport de la Cour des comptes. -
Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
Après les marchés de taux, les investisseurs commencent à anticiper l’impact du risque politique et budgétaire français sur les marchés actions et crédit. Les banques d’investissement proposent des paniers pour protéger les portefeuilles.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle