Les Bourses mettent l’accent sur les réductions de coûts
Confrontées à une baisse des volumes de transactions, les Bourses traditionnelles s’en remettent aux économies. Nyse Euronext a annoncé hier viser une base de coûts opérationnels de 1,52 milliard de dollars en 2013 à changes constants, soit une baisse de 8,5% par rapport au niveau de 1,66 milliard de 2011. Promis à un rachat par ICE, le groupe a déjà ramené à 1,58 milliard ses charges d’exploitation l’an dernier. Il espère aussi profiter du passage de sa compensation chez ICE Clear, qui l’a conduit à passer par pertes et profits les investissements consentis pour développer cette activité. Le refinancement de sa dette devrait enfin lui permettre d’économiser 15 millions de frais financiers cette année et 24 millions en 2014.
Le groupe connaît une baisse désormais structurelle de son chiffre d’affaires. Les revenus nets se sont contractés de 13% en un an, et la baisse affecte tous les métiers: le cœur historique du cash actions et des cotations (-12%), mais aussi les dérivés (-21%) et même le pôle information & technologie (-4%). Après avoir légèrement remonté la pente en 2010 et 2011, Nyse Euronext a connu l’an dernier son plus faible niveau de chiffre d’affaires net des frais d’exécution depuis cinq ans. Le résultat net, lui, se replie de 29% à 462 millions de dollars.
Deutsche Börse doit également serrer sa base de coûts. La Bourse allemande a lancé hier un plan d’efficacité de 70 millions d’euros par an à horizon 2016, qui se traduira par des coûts de mise en œuvre de 90 à 120 millions cette année. Les discussions vont commencer avec les syndicats du groupe. Deutsche Börse reste cependant plus profitable que Nyse Euronext, puisqu’elle prévoit en 2012 un résultat net de 660 millions pour des revenus de 1,93 milliard d’euros.
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