Les bonus pourraient fondre de 20% chez Barclays et Deutsche Bank
Sur le front des bonus, le millésime 2012 s’annonce moins faste pour les banquiers d’investissement. Les plans de rémunération au titre de l’exercice 2012, en cours de finalisation, devraient déboucher sur des réductions importantes. Chez Barclays, la baisse devrait s'établir en moyenne entre 10 et 20%, selon des sources citées par Reuters. Le directeur général de l'établissement britannique Anthony Jenkins, qui a pris la relève de Bob Diamond, entend faire appliquer à la banque d’investissement un régime drastique.
Outre la suppression de 3.000 postes, dont l’annonce devrait intervenir en février, il compte ramener le poids de la facture salariale à 39% du bénéfice pour 2012, contre un ratio de 47% en 2011. «Nous sommes en voie de continuer à faire baisser ce ratio, mais avec toujours le souci de rester compétitif», déclarait en octobre dernier Anthony Jenkins. L'écart de traitement au sein de la division pourrait être flagrant ; les meilleurs élèves verraient leur rémunération stagner ou légèrement augmenter, tandis que celle des moins méritants pourrait chuter de 40%.
Chez Deutsche Bank, le traitement devrait être similaire, avec une contraction des bonus pour 2012 attendue dans une fourchette de 15 à 20%. Et ce week-end, le journal suisse Der Sonntag évoquait pour Credit Suisse un recul de 20%, à 2,3 milliards de francs suisses (1,9 milliard d’euros). Il s’agirait pour la banque helvétique du quatrième exercice consécutif de baisse des rémunérations.
Les efforts de restructuration et la pression des régulateurs pour enrayer les récompenses à court terme qui peuvent encourager la prise de risque pèsent sur la capacité de distribution des institutions. A cela s’ajoutent également de lourdes amendes. Barclays pourrait ainsi ponctionner l’enveloppe des bonus pour régler l’amende de 290 millions de livres infligée dans le cadre de la manipulation des taux Libor. Royal Bank of Scotland pourrait en faire de même dans la perspective d’une amende en cours de négociation.
Dans un contexte agité, chaque établissement organise ses priorités. Le Financial Times rapportait hier le projet de Goldman Sachs de reporter au mois d’avril le versement des bonus au Royaume-Uni, afin de faire bénéficier ses employés de la baisse du taux maximal d’imposition de 50 à 45%.
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