Le secteur financier domine encore les fusions-acquisitions en 2009
Ironie du sort : alors que les difficultés des banques à travers le monde ont alimenté les prédictions de consolidation d’envergure tout au long de l’année, l’ampleur des opérations de fusions-acquisitions s’est en définitive révélée modeste dans ce secteur.
Dans un marché global en recul de 32% en 2009 par rapport à 2008, le montant des transactions visant des institutions financières ont chuté de 43% : il n’a atteint que 390 milliards de dollars, selon les chiffres compilés par Thomson Reuters. Les transactions ont atteint leur plus bas niveau depuis cinq ans, tant au niveau mondial que dans la finance. Cependant, ce sont les secteurs liés à la consommation des ménages qui ont le plus été touchés (jusqu’à -68% pour les produits de consommation courante par exemple).
En outre, le secteur finance représente toujours la plus grande part de l’activité de fusions-acquisitions (voir illustration). Il a représenté 20% de la valeur totale des fusions-acquisitions, devant l’énergie (17%) et l’industrie (12%). Cette situation prévalait déjà les années précédentes.
Cette bonne tenue s’explique notamment par les prises de participations des gouvernements dans de nombreuses banques, comme RBS ou Citigroup, et un nombre important d’opérations de taille moyenne. Certes, les grandes acquisitions déjà réalisées (Merrill Lynch, Wachovia, Bear Stearns, Halifax Bank of Scotland…) ont été annoncées, donc comptabilisées, en 2008 ; de ce point de vue, cette année semble avoir marqué une pause. Mais des sous-secteurs de la finance ont commencé à connaître une phase de consolidation, à l’image de la gestion d’actifs (comme l’intégration de Sgam dans Caam pour créer Amundi) et de la banque privée.
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