Le secteur bancaire réveille le marché primaire actions
Le marché primaire des levées de fonds en actions était en berne, l’accélération des besoins en capitaux des banques devrait le ranimer. Selon Thomson Reuters, les volumes placés dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique sont tombés de 44,6% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2010 à 44 milliards de dollars. Le montant reste stable (en hausse de 1,6%) par rapport au premier trimestre 2010, qui avait été très calme. Il comprend les IPO, dont plusieurs ont été reportées (comme celle de Canal+ en France), les augmentations de capital, les cessions de blocs et les convertibles.
Le deuxième trimestre démarre en revanche sur les chapeaux de roue. Les leaders du marché primaire tels que Goldman Sachs, Deutsche Bank, JPMorgan, Bank of America ou UBS devraient renforcer leurs positions et bénéficier des besoins en termes de capitaux des établissements bancaires.
Outre-Rhin, l’augmentation de capital de 8,25 milliards d’euros par émission d’actions nouvelles de Commerzbank est ainsi attendue durant la période mai-juin. Deutsche Bank, JPMorgan, Citigroup, en première ligne, ainsi que Goldman Sachs, HSBC, ING et UBS sont les heureux élus qui ont été mandatés pour diriger l’opération aux côtés des équipes de la banque allemande. Intesa, qui va émettre 5 milliards d’euros en 2011, a désigné quant à elle Bank of America Merrill Lynch comme coordinateur global aux côtés de la banque d’affaires maison, Banca Imi. Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs et Morgan Stanley font également partie du syndicat, tandis que BNP Paribas, Citi, Commerzbank, HSBC, Santander et UniCredit ont décroché des tickets de moindre importance.
D’autres opérations sont sur le feu. Bankia vient de mandater Bank of America, Deutsche Bank, JPMorgan et UBS pour diriger sa prochaine introduction en Bourse, avec Lazard comme banque conseil dans l’opération. Théoriquement, les besoins de Bankia s’élèvent à 5,775 milliards d’euros pour atteindre le ratio de fonds propres durs de 10% exigé pour les banques non cotées. Cependant, en cas d’IPO, l’exigence en termes de ratio rétrograde à 8%, ce qui lui permettrait de ne lever que 1,8 milliard d’euros. En Italie, Banca Monte dei Paschi di Siena pourrait elle aussi recourir prochainement à une augmentation de capital de 2 milliards.
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