Le Royaume-Uni renonce au gel de l’impôt sur les sociétés
Quelques minutes après l’annonce du remplacement du ministre des Finances, la Première ministre britannique a annoncé que la fiscalité des entreprises augmenterait en avril prochain, comme prévu initialement.
Liz Truss a précisé pendant une conférence de presse rapportée par Reuters que le taux de l’impôt sur les sociétés, que le ministre des Finances voulait geler à 19%, serait porté comme prévu à 25% en avril prochain, ce qui pourrait faire rentrer près de 19 milliards de livres (22 milliards d’euros) dans les caisses de l’Etat.
«Nous devons admettre qu’en raison des conditions actuelles du marché, nous devons conduire notre mission différemment», a dit la Première ministre, pressée de questions par les journalistes sur sa «crédibilité», avant de couper court à l’exercice.
Popularité en berne
Liz Truss s'était auparavant résignée, «à regret», a-t-elle dit, à sacrifier son ministre des Finances Kwasi Kwarteng, qui avait présenté fin septembre le «mini-budget» prévoyant des baisses d’impôts et des aides aux ménages et aux entreprises pour faire face à la flambée des prix de l'énergie, sans préciser comment il financerait ces mesures.
Le flou de ce plan censé doper la croissance britannique a déclenché une tempête sur les marchés, la livre sterling chutant tandis que les rendements des emprunts d’Etat s’envolaient, ce qui a contraint la Banque d’Angleterre à intervenir en urgence.
Ces turbulences ont sapé la popularité du gouvernement dans l’opinion publique et sa crédibilité aux yeux des investisseurs, quelques semaines seulement après son entrée en fonctions.
Alors que l’agence Fitch devrait «seulement» abaisser sa perspective de notation de stable à négative vendredi, plusieurs rapports d’économistes publiés cet été confirment que la trajectoire de la dette française et surtout de la charge d’intérêts est très inquiétante.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation