Le président américain s’apprête à sceller l’orientation de la Fed
Parmi les candidats à la succession de Janet Yellen à la tête de la Fed, le faucon Kevin Warsh et le plus colombe Jerome Powell recueillent la faveur des pronostics.
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Patrick Aussannaire
Qui succédera à Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale ?
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Photo Fed.
Le processus de recomposition du Board de la Fed est en bonne marche. Une liste de candidats possibles à la succession de Janet Yellen, dont le mandat à la tête de la Réserve fédérale américaine expire le 3 février 2018, a déjà été remise à Donald Trump, selon Bloomberg. Outre Janet Yellen elle-même et Gary Cohn, le directeur du Conseil économique national (NEC), qui font partie des candidats officiels, les noms de Kevin Warsh et Jerome Powell ont la faveur des paris. Kevin Warsh fait figure de favori avec une cote sur predictit.org d’environ 40%, suivi par Jerome Powell, crédité de près de 30%. Suivent Janet Yellen et Gary Cohn. Donald Trump a indiqué avoir tenu quatre réunions sur le choix du président de la Fed et qu’une décision sera prise d’ici trois semaines.
Kevin Warsh, qui fut membre du comité de politique monétaire (FOMC) entre février 2006 et mars 2011, lorsqu’il démissionna quelques semaines après l’annonce du QE2, fait figure de faucon. Dans un discours récent, il s’est prononcé en faveur d’une restriction des pouvoirs de la Fed, qui ont été accrus pour lutter contre les effets de la crise financière, tant en termes d’achats d’actifs que de réglementation. «Kevin Warsh devrait poursuivre le processus de réduction du bilan de la Fed, alors qu’il appartenait déjà au camp des faucons quand il était membre du FOMC», estime UBS.
Si Jerome Powell est le seul républicain siégeant actuellement au FOMC, «il est plutôt considéré comme colombe, mais souhaite poursuivre le processus de normalisation monétaire et représenterait la continuité à la tête de la Fed», poursuit UBS.
Outre le choix du nouveau président, c’est une grande partie du Board qui va être recomposé dans un contexte où les prévisions de taux actuelles du FOMC divergent fortement de celles du marché. Les deux nominations faites par Barack Obama n’ayant jamais été validées par le Sénat, et suite à la démission de Daniel Tarullo et Stanley Fischer, quatre des sept sièges du Board seront vacants le 13 octobre et six des douze votants pour 2018 sont toujours inconnus.
«Il n’est pas dans l’intérêt de Donald Trump de nommer des membres qui relèvent les taux Fed funds vers celui estimé par la règle de Taylor à environ 3% ou plus fortement que les projections des membres actuels, ce qui augmenterait le coût de la dette américaine et ferait peser un risque de récession sur l’économie», estime néanmoins Bastien Drut, stratégiste chez Amundi.
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