Le monde du «corporate venture» veut amender les projets du gouvernement
Le dispositif de soutien à l’investissement des entreprises dans les PME innovantes, présenté dans le cadre du PLFR 2013, pourrait être assoupli
Publié le
Antoine Landrot
La mesure gouvernementale pour soutenir le corporate venture (investissement direct ou indirect d’entreprises dans des PME innovantes), prévue dans l’article 8 du projet de loi de Finances rectificative, a été saluée par l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic). Toutefois, les professionnels regrettent unanimement l’une de ses dispositions: pour que les sociétés puissent bénéficier de l’amortissement des sommes qu’elles consacrent au corporate venture, leur part dans un véhicule d’investissement doit être limitée à 20% de ce dernier.
Concrètement, cela signifie que le fonds devra compter au moins cinq souscripteurs pour être éligible aux avantages fiscaux. Cette mesure complète l’interdiction de détenir directement ou indirectement plus de 20% d’une PME innovante pour bénéficier de l’amortissement.
Interrogé par L’Agefi, Louis Godron, président de l’Afic, admet que «la limite de 20% d’une participation dans une entreprise est cohérente, puisque l’objectif de la loi n’est pas de subventionner les acquisitions, ni les prises de contrôle». Mais il estime en revanche que limiter la part d’un souscripteur dans un fonds n’est pas réaliste à la vue des nécessités du métier. «Le principe du corporate venture est d’établir une relation forte entre l’entreprise qui investit, l’équipe de capital-risque intermédiaire et les PME. Une telle organisation fonctionne bien jusqu’à trois investisseurs corporates. Rarement au-delà», souligne Louis Godron. De nombreux professionnels du métier, réunis hier à l’occasion d’une conférence organisée par PME Finance sur ce thème, ont également soulevé le risque de créer «une usine à gaz» en cas d’investisseurs trop nombreux.
Alors que la commission des finances de l’Assemblée nationale a démarré hier l’examen du texte, aucun amendement n’a été déposé sur cette mesure. L’Afic s’évertue à y remédier. En contact avec plusieurs députés, l’association entend pousser le dépôt d’amendements à l’occasion du passage du projet de loi en première lecture la semaine prochaine.
D’autres amendements chercheraient à assouplir le dispositif. La valeur des titres détenus par l’entreprise qui investit et susceptible d'être amortie est actuellement limitée à 1% du total de l’actif. «C’est extrêmement faible, témoignait hier Denis Lucquin, associé gérant de Sofinnova Partners, au cours de la conférence de PME Finance. Une limite de 3 ou 4% serait plus adaptée».
Selon le premier rapport dédié du MSCI, le marché des actifs privés entre dans une phase de transformation sous la pression de nouveaux investisseurs, de l’essor des fonds evergreen, mais aussi de l’intelligence artificielle.
Avec les seuls stablecoins réglementés en euros et en dollars émis par une entité de grande banque, Société Générale-FORGE (SG-Forge) ouvre un nouveau chapitre pour la trésorerie d’entreprise. A l'heure où les actifs numériques arrivent à maturité, nos experts analysent les apports concrets de la monnaie digitale pour les trésoriers et mettent en lumière les stablecoins bancaires réglementés comme une solution tangible.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.