Le marché primaire obligataire reprend du service
Malgré la forte volatilité des derniers jours, le marché primaire obligataire corporate et des financières euro reprend progressivement son activité après une semaine sans opération et la baisse hier d’un demi-point des taux directeurs de la Fed.
Ce matin, plusieurs entreprises sont présentes sur ce marché pour un montant de plus de 3 milliards d’euros, dont deux sociétés européennes, Schneider (500 millions d’euros) et Carlsberg (500 millions), et deux américaines, Schlumberger (600 millions) et la holding de Warren Buffett, Berkshire Hathaway (1 milliard). L’entreprise britannique de utilities Cadent propose une obligation de transition (transition bond) de 500 millions d’euros.
Déjà hier, Honeywell International et RELX (ex-Reed Elsevier) avaient réussi à lever sur ce marché 1 milliard et 2 milliards respectivement.
La demande des investisseurs reste soutenue. Néanmoins, seuls les émetteurs investment grade ont accès au marché et avec désormais une prime par rapport aux semaines passées. La prime est à la fois liée à l’écartement des spreads consécutif à la récente correction sur les craintes macroéconomiques dues au coronavirus et à a prime d’émission. Cette prime, qui est calculée par rapport au prix traités pour un même émetteur sur le marché secondaire, était proche de zéro auparavant. Elle a bondi pour les nouvelles émissions. Elle était de 20 points de base (pb) pour RELX par exemple, indique un gérant, après un prix initialement proposé avec une prime de 55 pb.
Parmi les financières, Commerzbank et Luminor Bank ont rouvert ce marché sur le segment le moins risqué, celui des obligations sécurisées (covered bonds).
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