Le Giac boucle un nouveau fonds PME-ETI de 200 millions d’euros
Groupement d’appel à l’épargne destiné aux PME et ETI, le Giac a réuni 200 millions d’euros pour lancer son prochain fonds commun de titrisation (FCT). C’est moins que les 300 millions escomptés, initialement pour début 2013, mais ce huitième fonds obligataire est le plus important levé depuis 1997, les précédents fonds de créances ou de titrisation ayant financé 350 entreprises à hauteur de 410 millions d’euros.
«Le tour de table a été bouclé mardi soir, annonce à L’Agefi Alain Philbert, président du Giac. Nos investisseurs apportent chacun entre 20 et 30 millions d’euros. Parmi eux figurent deux fonds anglo-saxons, des assureurs, mais aussi des institutionnels qui nous ont déjà accompagnés pour notre précédent véhicule.»
En 2012, le Giac avait récolté 80 millions d’euros auprès de Natixis, des Caisses d’Epargne mais aussi de CDC Entreprises, lors d’un placement de gré à gré. Bien moins gros qu’espéré en 2008, juste avant la crise de la titrisation, ce dernier fond a investi ses dernières munitions à l’automne dernier... en attendant la relève. «Les FCT tranchés ne sont pas très à la mode car les institutionnels sont très sollicités par les fonds de prêts à l’économie, estime Alain Philbert. Ceux-ci offrent des montages juridiques plus souples mais la sécurité des investisseurs est, de mon point de vue, bien meilleure avec les FCT.» Le fonds géré par le Giac aurait pu combiner un FCT et un fonds de prêts, mais ce dernier est remis à plus tard.
A partir d’octobre, le nouveau véhicule du Giac accordera des prêts à 10 ans assortis de garanties, avec un remboursement du capital différé pendant cinq ans et un taux effectif global de «50 point de base moins élevé que dans le précédent fonds», soit environ Euribor + 510 pb. «Nous pourrons toucher davantage les ETI. Les tickets seront compris entre 500.000 et 6 millions d’euros, contre 2,4 millions maximum la dernière fois du fait de nos contraintes d’emprise (3% maximum du fonds par entreprise)», explique Alain Philbert qui juge son FCT «attractif par rapport aux fonds d’obligations convertibles ou de quasi equity».
Reste à savoir s’il rencontrera l’appétit des entreprises. «La demande de crédits est plus faible, la baisse des carnets de commande différant les investissements, estime le président du Giac. De leur côté, les banques proposent des prêts de moyen terme en produit d’appel. Leur offre reste toutefois insuffisante sur le financement à long terme de la recherche-développement.»
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