Le futur PEPP fait l’objet d’une bataille en coulisse
Les gestionnaires d’actifs veulent s’assurer que le Produit paneuropéen d'épargne-retraite individuelle autorisera les sorties en déboursement forfaitaire.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Jean Comte, à Bruxelles
Présentation par Valdis Dombrovskis et Vanessa Mock du Produit paneuropéen d'épargne-retraite individuelle (PEPP) en juin 2017.
-
Photo UE CE / Lukasz Kobus
Le futur «Produit paneuropéen d'épargne-retraite individuelle» (PEPP) sera-t-il accessible aux gestionnaires d’actifs ? C’est l’une des batailles qui se jouent derrière la négociation de ce label actuellement en cours au Parlement européen et entre les 28 Etats de l’Union européenne. Pour rappel, la Commission européenne avait proposé en juin 2017 de créer un PEPP utilisable par les assurances comme par les gestionnaires d’actifs. Avec des conditions souples sur les modalités de déboursement : l'épargnant pourrait soit bénéficier d’une rente, soit toucher l’ensemble de la somme en une seule fois via un versement forfaitaire.
C’est une condition cruciale pour les gestionnaires d’actifs, qui – contrairement aux assureurs – n’ont pas les réserves de cash nécessaire pour assurer une rente. Le déboursement unique leur est donc nécessaire pour entrer sur ce marché, qui pourrait dépasser les 2.000 milliards d’euros dans les prochaines années. Une perspective qui n’enthousiasme pas côté assureurs, où on veut garder la main sur ce marché et ne pas «l’offrir à BlackRock et consorts».
Un produit flexible
Pour l’instant, les discussions sont à l’avantage de ces derniers. Au Parlement européen, les premières propositions d’amendements, discutées aujourd’hui, obligent à assurer au moins 35% des prestations en rente pour les PEPP de base (cf. amendement 159). «On veut mettre les personnes âgées à l’abris du besoin, pas leur verser une grosse somme pour s’acheter une Ferrari», y explique-t-on.
Même mouvement au sein des Etats, où un document franco-allemand circulé en février rappelait que seules les sorties en rentes «garanti(ssent) un revenu régulier à l'âge de la retraite». Des évolutions qui ne ravissent pas les assets managers, qui continuent à pousser pour un produit «flexible» - trois quart des Français favoriseraient des produits «permettant de récupérer son capital en une seule fois», selon un sondage publié en 2016 par l’Association française de la gestion financière.
«On ne peut pas limiter a priori les choix des consommateurs», résume Bernard Delbecque, chargé de la recherche économique à la Fédération européenne des fonds et sociétés d’investissement. «Cela va avoir un effet négatif sur la demande du futur PEPP, car les consommateurs veulent avoir plusieurs choix. Et également sur l’offre : pourquoi mettre en place des produits s’il n’y a pas assez de demande ?», conclut-il.
Avec les Trump Accounts, l'administration Trump offre aux nouveau-nés américains 1.000 dollars pour faire leurs premiers pas en Bourse. Un capitalisme de berceau qui mise sur l'avenir tout en rejetant l'investissement durable, pourtant conçu pour le préserver.
En mettant la main sur Altruist, le géant américain de la gestion d’actifs renforce son ancrage auprès des conseillers financiers indépendants et parie sur l’IA pour démocratiser le conseil patrimonial.
L’indicateur de l’Insee ressort ce mois-ci à 86 comme en juillet. Les ménages français sont aussi plus enclins à épargner et moins à faire des achats importants. La crainte du chômage est de retour.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation