Le FSI s’assure un rythme de croisière jusqu’en 2014
Le Fonds stratégique d’investissement semble assurer son rythme de croisière jusqu’en 2014. Alors que l’Etat et la Caisse des Dépôts (CDC) ont alloué 6 milliards d’euros de liquidité au fonds lors de sa création, le FSI a réalisé 21 investissements directs pour un montant de 1,7 milliard d’euros. En 2009, il avait engagé 1,4 milliard entre ses investissements directs (déjà 21) et les fonds public-privé sectoriels (FMEA, FCDE, Fonds bois, Innobio, OC+) créés alors à son initiative. Cette année, les investissements de ces fonds public-privé sectoriels ont, en outre, concerné 65 entreprises, pour 200 millions d’euros. Parallèlement, les engagements des fonds partenaires du programme FSI France Investissement ont concerné 340 entreprises, pour 500 millions d’euros.
Alors que les investissements du FSI sont réalisés pour une durée minimum de cinq ans, la répartition des quelque 3 milliards d’euros restants jusqu’en 2014, issus de l’enveloppe de l’Etat et de la CDC, risquait de conduire à une réduction du rythme d’investissement. Pour autant, le FSI a démontré en 2010 sa capacité à dégager des ressources. Le groupe a généré un bénéfice net de 646 millions d’euros, principalement par les dividendes versés par ses filiales et participations non consolidées. Soit quelque 300 millions après distribution aux actionnaires: «le taux de distribution du FSI devrait tourner autour de 50%. Cette année, nous nous orientons vers un taux de 60%», a indiqué Augustin de Romanet, président du conseil d’administration du FSI.
A ce montant, et aux dividendes perçus au titre de 2009, s’ajoutent les produits de cession de titres cotés transférés à sa création, notamment par la CDC, à titre de liquidités (de l’ordre de 300 millions d’euros en 2010). Le président Nicolas Sarkozy a par ailleurs proposé en janvier de renforcer le dispositif à hauteur de 1,5 milliard.
Alors que ses coûts de gestion restent modérés, autour de 25 millions d’euros, «le FSI est en train d’avoir la même rentabilité que la CDC, c’est-à-dire entre 8 et 10%» sur le long terme, a déclaré Augustin de Romanet.
Sur 2011, «trois priorités ont été fixées», a expliqué Jean-Yves Gilet, directeur général du FSI, qui a par ailleurs indiqué être prêt à investir sous conditions dans Yoplait et Latécoère. L’accent sera mis sur l’action régionale en faveur des PME, l’implication en tant qu’investisseur socialement responsable et le développement d’une approche par filière.
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