Le fonds britannique 3i envisage une relance des investissements
L’assemblée générale des actionnaires de 3i, qui s’est tenue hier, s’est passée dans un calme relatif. Alors que l’on craignait un vote massif contre le rapport de rémunération des dirigeants, celui-ci a été approuvé à plus de 78% des votes (21,01% contre). A l’inverse, les actionnaires avaient plutôt hier matière à se réjouir : 3i, embarqué depuis un an dans une stratégie de restructuration drastique, a annoncé l’augmentation du versement des dividendes.
Le groupe, dirigé depuis juin 2012 par Simon Borrows, avait indiqué en mai que cette politique se matérialiserait si le fonds parvenait à réduire ses niveaux d’endettement sous la barre du milliard de livres et ramener son ratio au-dessous de 20%. Mission accomplie pour la société d’investissement britannique, propriétaire notamment de la chaîne de vêtements Hobbs, dont l’endettement a été réduit à 913 millions de livres à fin juin et dont le ratio s’élève à 7%. La société, qui a cédé pour 443 millions de livres de participations au cours du premier trimestre cette année, envisage de redistribuer entre 15 et 20% de l’ensemble de ses 665 millions de livres de recettes annuelles attendues pour son exercice 2014.
Mais le pourcentage de dividendes reversé dépendra des investissements à venir. Car le groupe, qui n’a effectué aucun nouvel investissement dans son unité de private equity au premier trimestre, a constaté le retour d’un certain nombre d’opportunités, en particulier aux Etats-Unis et dans le Nord de l’Europe. Simon Borrows a indiqué qu’il ciblait des investissements à hauteur de 500 millions de livres par an dans des sociétés mid-cap. Les entreprises américaines, avec une connotation européenne, sont en ligne de mire de même que les secteurs et pays dans lesquels le fond a bâti son expertise, à l’image de l’Allemagne et de l’industrie.
Au cours de l’assemblée générale, le directeur général a également réaffirmé que la politique de réduction des coûts, entamée il y a un an, se poursuivrait: l’entreprise, qui a économisé 51 millions de livres au cours de l’exercice 2013 se fixe un objectif de 60 millions d’ici à la fin mars 2014. L’an dernier, 168 postes ont été supprimés, comparé à un objectif de 160.
Plus d'articles du même thème
-
L'inflation en zone euro approche de 4%
La hausse des prix a dépassé les attentes en septembre, à +3,8%, tirée par la flambée de l'énergie. -
Les fonds obligations euro toutes maturités à la loupe #182
Dans la majorité, les performances des fonds de cette catégorie sont en forte baisse. Une stabilisation des taux pourrait contribuer à un retour dans des niveaux de rendement positifs. -
Anthropic pourrait lancer officiellement sa campagne d'introduction en Bourse dès la semaine du 9 novembre
L’entreprise d’IA doit rencontrer des investisseurs potentiels le 14 octobre à son siège de San Francisco.
ETF à la Une
Capital Group va lancer quatre ETF actifs en Europe début 2027
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
Contenu de nos partenaires
-
Troisième acteDésindexer les retraites : faisons les comptes
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle -
Restaurants à Paris : les nouvelles tables incontournables de la rentrée
Entre fusion asiatique, néo-bistrots, speakeasy clandestins et influences italo-japonaises, la scène culinaire parisienne se réinvente cet automne à travers de nouvelles tables audacieuses. -
Face à la colère des lycéens, le gouvernement recule sur les frais d’inscription en BTS et en classe préparatoire
Face au mouvement lycéen qui s’intensifie, l’exécutif est revenu sur l’instauration de frais d’inscription dans les CPGE et les BTS, qui sont aujourd’hui gratuits, a contrario des universités. La mesure aurait permis de rapporter plus de 30 millions d'euros à l'Etat.