Le deuxième trimestre est un bon cru pour les LBO européens

Le marché a été très actif, avec un nombre d’opérations jamais vu depuis 10 trimestres, révèle le baromètre Unquote
Antoine Landrot
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Comme l’attestent les nombreuses opérations ayant eu lieu dernièrement en France, les LBO (acquisitions à effet de levier) en Europe ont largement soutenu l’activité des fonds de capital-investissement au deuxième trimestre. Selon le baromètre trimestriel réalisé par Unquote et SL Capital Partners, 126 transactions ont été enregistrées, soit le nombre le plus important en dix trimestres –contre 110 opérations au premier trimestre et 109 un an plus tôt. Leur montant cumulé est également en forte augmentation par rapport au début de l’année: 21,3 contre 14 milliards d’euros. Mais il reste inférieur au montant observé au deuxième trimestre 2013, qui, avec 25,5 milliards d’euros, demeure le trimestre le plus dynamique depuis trois ans.

A l’opposé, le segment du capital-développement (prises de participations minoritaires, le plus souvent sans recours à la dette) s’est effondré au fil de l’année, avec 3,36 milliards d’euros de transactions au premier trimestre et seulement 1,46 milliard au deuxième. La chute est moins sévère en nombre de transactions, qui passent de 188 à 155, mais ce chiffre est le plus faible depuis ces 4 années et demi.

Selon Unquote, l’une des explications vient du dynamisme des LBO. Selon la méthode du baromètre, les opérations de capital-développement incluent les réinvestissements de fonds de LBO dans des sociétés de leur portefeuille. Les opérations de ce type s’étaient multipliées dans les premiers temps de l’après-crise financière, face à la difficulté de lever des fonds, à la frilosité des banques et au manque de visibilité macroéconomique. En l’absence d’opportunités, les firmes de LBO ont préféré se consacrer à leurs entreprises, notamment à travers d’acquisitions ou d’investissements.

Mais avec le redécollage des Etats-Unis, les quelques signes positifs venus de certains pays européens –au moins jusqu’à présent– et surtout grâce à l’appétit renouvelé des prêteurs, les équipes sont reparties en quête de cibles. L’argent à nouveau disponible pour les LBO ne l’était plus pour des opérations de capital-développement.

Le redressement des acquisitions s’est concentré sur les opérations inférieures au milliard d’euros. Elles ont à elles seules progressé de plus de 6 milliards d’euros, pour atteindre 12 milliards. A noter, les cinq LBO supérieurs au milliard d’euros ont tous été réalisés en Allemagne ou en France.

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