Le conflit entre Israël et l’Iran continue à peser sur les marchés
La poursuite des combats entre l’Etat hébreu et la République islamique ravive les craintes d’un conflit plus large au Moyen-Orient, avec le risque d’une flambée du pétrole. Après un rebond lundi, les marchés actions repartent dans le rouge mardi, tandis que les cours du baril de brut et de l’or progressent à nouveau.
L'Iran a tiré des missiles sur Israël en réponse aux attaques de l'Etat hébreu
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Kobi Wolf / Bloomberg
Israël et l’Iran sont entrés dans leur cinquième jour de conflit, sans signe, pour l’heure, de désescalade. Donald Trump a affirmé mardi que Téhéran était prêt à négocier mais sans que l’information soit confirmée. L’Iran aurait demandé au Qatar, à l’Arabie saoudite et à Oman de solliciter le président américain en vue d’un cessez-le-feu d’Israël, en échange d’une plus grande flexibilité de la part de l’Iran dans les négociations nucléaires, selon Reuters.
Le président américain, qui a écourté sa visite au sommet du G7 au Canada, a exhorté la population à évacuer Téhéran tandis qu’un autre rapport indiquait qu’il avait demandé au Conseil de sécurité nationale de se préparer dans la salle de crise. «Alors que les marchés commençaient à se sentir plus à l’aise, nous avons assisté à un léger retournement de situation pendant la nuit, après que Donald Trump a quitté la réunion du G7 un jour plus tôt, avec des informations selon lesquelles il aurait demandé au Conseil de sécurité nationale de se réunir à son retour à Washington», soulignait Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank, dans une note. L’incertitude demeure.
Baisses en Europe
Mardi, en Europe, les places boursières ont accentué leur baisse à la mi-journée. L’indice Euro Stoxx recule de 1,1%. A Paris, le CAC 40 cède 0,9% tandis qu’à Francfort l’indice Dax perd 1,2%. Les Bourses asiatiques étaient hésitantes. A Wall Street, les futures anticipent un repli à l’ouverture effaçant en partie le rebond de lundi. L’indice S&P 500 est attendu en baisse de 0,6%.
Avec les tensions persistantes au Moyen-Orient, le baril de pétrole est de nouveau en hausse. Le cours du Brent progresse de 1,6% à 74,40 dollars, celui du WTI de 1,5% à 72,85 dollars. L’or est stable désormais, après avoir progressé plus tôt dans la journée, à 3.383 dollars l’once. Les emprunts d’Etat américains ne bénéficient pas de ce mouvement de regain d’aversion pour le risque. Le rendement du Treasury à 10 ans est stable à 4,44%.
Outre la situation au Moyen-Orient, les investisseurs attendent la réunion de la Réserve Fédérale américaine ce mercredi qui devrait laisser ses taux inchangés. Le risque d’un pétrole plus cher, auquel ne croient pas la plupart des analystes, complique la tâche de la banque centrale américaine. La Banque du Japon a, quant à elle, laissé son taux directeur inchangé ce mardi à 0,5% comme attendu et annoncé un ralentissement du rythme de la réduction de son bilan pour limiter les tensions sur la partie longue de la courbe des taux japonais.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
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