Le capital-risque français signe une belle histoire avec Sequans
Sequans, société technologique soutenue par des fonds de capital risque français, a fait ses premiers pas vendredi sur les marchés boursiers américains. Cette introduction, la première depuis plus de dix ans sur le New York Stock Exchange (Nyse) pour une société française, marque la poursuite d’un développement prometteur pour la société. Spécialisée sur la technologie WiMax dans les télécommunications et cherchant à se développer sur les réseaux LTE, Sequans a ainsi levé 77 millions de dollars (54 millions d’euros) via le placement de 7,7 millions d’actions au prix unitaire de 10 dollars. Si ce montant se révèle inférieur aux quelque 110 millions espérés, Sequans présente toutefois une valorisation de près de 350 millions de dollars, une performance rare dans le paysage du capital-risque français.
Dans le cadre de l’introduction, les actionnaires ont tous réduit leur participation. Parmi les investisseurs financiers français, CDC Entreprises, via son fonds de co-investissement direct FCID, a vu sa part réduite de 5,9 à 4,6%, tandis que celle d’Amundi est passée de 5 à 3,9%. Les participations des fonds de capital investissement CapDecisif, T-Source et Serena Capital ont été réduites de respectivement 4,3 à 3,4%, 12,4 à 9,6% et 4,5 à 3,5%.
Entre sa création en 2004 et son introduction en bourse, la société basée à Paris est parvenue à collecter 55 millions d’euros, via cinq tours de table. Présents au premier tour (1,5 million d’euros), les fonds français T-Source et Cap Décisif ont réinvesti en 2005 au deuxième aux cotés de SGAM Alternative Investments Private Equity (SGAM AI PE, intégré depuis au sein d’Amundi) et des fonds britanniques Add Partners et Vision Capital.
Dans le cadre du troisième tour, bouclé en 2006 pour 20 millions d’euros, le fonds britannique Kennett Venture Partners est entré au capital, tandis que le quatrième tour, réalisé en 2008, a permis d’apporter à nouveau 19 millions d’euros. Alors que des investisseurs, tels que CDC Entreprises ont injecté un montant cumulé de 9 millions d’euros, une dette convertible de 10 millions d’euros a été apportée par Natixis. A l’occasion du dernier tour, de 7 millions d’euros en juillet dernier, Serena Capital, dont l’équipe avait déjà apporté des capitaux en 2005 sous l’ère SGAM AI PE, a représenté le principal investisseur.
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